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ICASEES : Lancement de la formation des enquêtrices et enquêteurs de l’EHCVM2, une étape décisive pour mesurer les conditions de vie des ménages centrafricains

Bangui, 04 juin 2026 – Stade Barthélemy BOGANDA (20 000 Places)

La statistique officielle ne se construit ni dans les bureaux climatisés, ni derrière les écrans d’ordinateurs. Elle naît sur le terrain, au contact des populations, dans les villages les plus reculés comme dans les quartiers les plus densément peuplés. C’est dans cette perspective que l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a lancé, ce jeudi 04 juin 2026, l’atelier de formation des enquêtrices et enquêteurs de la deuxième édition de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM2).

Organisée au Stade Barthélemy BOGANDA de Bangui, cette activité marque une étape stratégique dans le processus de production de données statistiques destinées à éclairer les politiques publiques et à améliorer les conditions de vie des populations centrafricaines.

UNE ENQUETE REGIONALE AU CŒUR DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

L’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) constitue aujourd’hui l’une des plus importantes opérations statistiques menées dans les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Son objectif est de fournir des informations fiables, comparables et harmonisées sur les conditions de vie des ménages, la pauvreté, l’emploi, les dépenses de consommation, l’éducation, la santé, l’accès aux services sociaux de base ainsi que de nombreux autres indicateurs socio-économiques.

Grâce à cette harmonisation régionale, les pays de la CEMAC disposent désormais d’un cadre commun permettant de mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté, d’évaluer les politiques publiques et de renforcer l’intégration régionale à travers des données comparables.

En République Centrafricaine, la première édition de l’EHCVM réalisée en 2021 avait permis de mettre en évidence une réalité sociale préoccupante avec un taux de pauvreté estimé à 65,5 % des ménages. Ces résultats ont constitué une référence essentielle pour le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de développement intervenant dans le pays.

La deuxième édition de l’EHCVM intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de nombreux programmes de relèvement économique et social. Elle permettra d’évaluer l’évolution du niveau de vie des populations et de mesurer les impacts des différentes interventions publiques et privées.

UNE SELECTION RIGOUREUSE AVANT LA FORMATION

Avant d’accéder à cette formation, les candidats ont dû franchir plusieurs étapes particulièrement sélectives.

Tests écrits, évaluations techniques, contrôles administratifs et vérifications des profils ont rythmé plusieurs semaines de présélection.

Au terme de ce processus, seuls les candidats ayant satisfait aux critères de recrutement ont été retenus pour participer à cette formation intensive qui s’étendra sur plus d’un mois sans interruption.

Mais même à ce stade, rien n’est encore acquis.

Sur les 180 candidats admis à la formation, seuls les 120 meilleurs seront finalement retenus pour intégrer les équipes de collecte qui seront déployées sur l’ensemble du territoire national.

LE JOUR J : MOBILISATION GENERALE DES LES PREMIERES HEURES

Très tôt dans la matinée du 04 juin 2026, bien avant 8 heures, les candidats retenus ont commencé à converger vers le Stade Barthélemy BOGANDA.

Fait remarquable : la mobilisation a été massive et les absences quasiment inexistantes.

À côté des candidats officiellement retenus, plusieurs personnes inscrites sur les listes d’attente ainsi que certains candidats non retenus étaient également présents.

Leur objectif était simple : saisir une ultime opportunité au cas où des désistements ou des absences seraient constatés parmi les candidats sélectionnés.

Cette situation illustre l’intérêt considérable que suscite aujourd’hui la statistique officielle en République Centrafricaine ainsi que la crédibilité des opérations conduites par l’ICASEES.

 

UN CONTROLE D’ACCES DIGNE DES GRANDES OPERATIONS NATIONALES

Cette fois-ci, l’entrée dans les salles de formation n’était pas laissée au hasard.

Chaque candidat devait obligatoirement présenter une pièce d’identité officielle avant d’accéder aux salles.

Cartes nationales d’identité, passeports ou autres documents administratifs étaient systématiquement vérifiés par une équipe de contrôle expérimentée chargée de garantir la conformité des participants.

Visages sérieux, vérifications minutieuses et procédures rigoureuses caractérisaient cette première étape.

Dans chacune des salles, des dispositifs de reproduction documentaire avaient été installés afin de photocopier les pièces administratives des candidats pour les besoins de l’archivage et de la gestion administrative de l’opération.

Deux grandes salles avaient été aménagées pour accueillir les participants, chacune encadrée par des spécialistes et des formateurs expérimentés.

DES MANUELS DE 750 PAGES QUI IMPRESSIONNENT LES FUTURS ENQUETEURS

Pendant que les derniers contrôles se poursuivaient, les équipes logistiques procédaient à la distribution des kits de formation.

Au menu :

  • Manuels techniques ;
  • Documents méthodologiques ;
  • Guides d’entretien ;
  • Blocs-notes ;
  • Stylos ;
  • Supports pédagogiques.

Mais l’élément qui a particulièrement retenu l’attention des participants reste sans doute l’impressionnant manuel de formation de près de 750 pages.

À la vue de cet imposant document, certains candidats ont immédiatement compris que la formation qui les attendait serait loin d’être une simple formalité.

Même les observateurs présents sur place ne pouvaient cacher leur étonnement devant l’ampleur du contenu pédagogique mis à disposition.

L’ARRIVEE DU DIRECTEUR GENERAL : LE MOMENT TANT ATTENDU

Alors que les derniers ajustements étaient en cours, tous les regards étaient tournés vers une personne : le Directeur Général de l’ICASEES, Monsieur Blaise Bienvenu ALI.

Dans les couloirs comme dans les salles, chacun attendait son arrivée.

Pour les candidats des listes d’attente, l’espoir demeurait encore permis.

Quelques minutes plus tard, le Directeur Général fit son entrée solennelle dans la première salle avant de poursuivre sa visite dans la seconde salle sous les applaudissements des participants.

UN MESSAGE FORT

Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général a rappelé l’importance stratégique de l’EHCVM2 pour la République Centrafricaine.

Il a souligné que les statistiques produites à travers cette enquête ne constituent pas de simples chiffres mais représentent la réalité quotidienne des populations centrafricaines.

Selon lui, les résultats de l’EHCVM servent de boussole pour la formulation, le suivi et l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pauvreté.

Il a également insisté sur la responsabilité qui incombe aux futurs enquêteurs.

« Vous êtes les yeux et les oreilles de l’État sur le terrain », a-t-il déclaré en rappelant que la qualité des données dépendra directement du professionnalisme, de l’intégrité et de la rigueur des agents de collecte.

Le Directeur Général a enfin exhorté les participants à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement durant toute la période de formation.

LE SOUTIEN CONSTANT DE LA BANQUE MONDIALE A LA STATISTIQUE CENTRAFRICAINE

Au cours de son allocution, Monsieur Blaise Bienvenu ALI a également rendu hommage à la Banque mondiale pour son accompagnement continu en faveur du Système Statistique National.

L’EHCVM2 bénéficie en effet de l’appui technique et du financement du Projet HISWACA SOP2, qui accompagne les pays de la sous-région dans le renforcement de leurs capacités statistiques.

Ce soutien contribue à moderniser la production statistique nationale et à mettre à la disposition des décideurs des informations fiables pour orienter les investissements publics et les programmes de développement.

Après son intervention, le Directeur Général a officiellement déclaré ouvert l’atelier de formation des enquêtrices et enquêteurs de l’EHCVM2.

La cérémonie s’est poursuivie par une photo de famille réunissant les responsables de l’ICASEES, les formateurs et les candidats, suivie de plusieurs interviews accordées aux médias présents.

Ainsi débute une nouvelle étape de cette importante opération statistique nationale qui permettra bientôt à la République Centrafricaine de disposer de données actualisées sur les conditions de vie de ses ménages.

Car derrière chaque questionnaire administré, chaque ménage visité et chaque donnée collectée se dessine une ambition plus grande : mieux connaître les réalités des populations afin de mieux planifier le développement du pays.

 

Par GODOM Appolinaire
Point Focal Open Data Platform (ODP) / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Echanges sur les mécanismes de sauvegarde avec les Experts de la Banque mondiale dans le cadre du projet HISWACA SOP 2

Bangui, le 03 juin 2026 – Salle de Conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a accueilli, ce mercredi 03 juin 2026, une importante séance de travail consacrée au renforcement des mécanismes de sauvegarde environnementale et sociale dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), financé par la Banque mondiale.

Cette rencontre stratégique a réuni l’équipe nationale du projet HISWACA SOP 2 de l’ICASEES ainsi que les experts en sauvegarde sociale de la Banque mondiale pour la région CEMAC, conduits par M. Marcel FERDERL, Chef de projet en Sauvegarde et Développement Social basé à Londres. Il était accompagné de Mme Barbara METUGE EMADE, Spécialiste en Développement Social à Bangui, et de M. Evariste MBAYELAO, Spécialiste en Développement Social à Bangui.

La séance s’est déroulée en présence des cadres techniques de l’ICASEES, notamment l’équipe nationale chargée des sauvegardes du projet HISWACA SOP 2 composée de :

  • François BATAWALIGBA, Spécialiste en Sauvegarde Environnementale du projet HISWACA-SOP2
  • Membres :
  • Mme Aurélie KOUANDONGUI, Responsable de Développement Social du projet HISWACA-SOP2 ;
  • Mme Dorcas GUINEGOUME, Responsable des Peuples Autochtones et des Peulhs ;
  • Prince Jolly Foster OUAKAMBA, Responsable en violence Basée sur le Genre (VGB) Harcèlement et Abus Sexuel (HAS) ;
  • Sylvestre BAZA BANGUMBI, Responsable de la Sécurité du projet HISWACA-SOP2

Financé par la Banque mondiale, le projet HISWACA SOP 2 s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer durablement les Systèmes Statistiques Nationaux des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

En République Centrafricaine, ce projet apporte un appui déterminant à l’ICASEES dans plusieurs domaines stratégiques, notamment :

  • le renforcement des capacités institutionnelles ;
  • la modernisation des infrastructures statistiques ;
  • la production de données de qualité conformes aux standards internationaux ;
  • l’amélioration des systèmes de diffusion des données ;
  • la préparation et la réalisation du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) ;
  • l’intégration des normes environnementales et sociales dans les opérations statistiques.

Depuis le démarrage des activités du projet, plusieurs séances de travail, ateliers techniques et missions d’accompagnement ont été organisés avec les équipes de la Banque mondiale afin de garantir une mise en œuvre conforme au Cadre Environnemental et Social (CES) de l’institution.

La réunion du 03 juin 2026 s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts entrepris pour renforcer les dispositifs de prévention, de gestion des risques et de protection des populations impliquées dans les opérations statistiques nationales.

Des échanges approfondis sur les mécanismes de sauvegarde

Les discussions ont principalement porté sur les exigences de sauvegarde applicables aux activités du projet HISWACA SOP 2 et aux grandes opérations statistiques menées par l’ICASEES.

Les experts de la Banque mondiale ont rappelé l’importance du respect des mécanismes de prévention et de gestion des risques sociaux tout au long du cycle des projets.

Les échanges ont particulièrement concerné :

  • le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) ;
  • la prévention et la prise en charge des Violences Basées sur le Genre (VBG) ;
  • les questions liées à la santé et à la sécurité des agents de terrain ;
  • les dispositifs d’alerte précoce et de gestion des incidents ;
  • l’utilisation des plateformes numériques pour l’enregistrement et le traitement des plaintes.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir des procédures transparentes, accessibles et efficaces permettant aux populations concernées, aux agents de terrain et aux parties prenantes d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des réponses appropriées dans des délais raisonnables.

Parmi les innovations présentées figure le système d’enregistrement en ligne des plaintes, destiné à améliorer la remontée rapide des informations et à renforcer la réactivité des équipes de gestion.

Ce dispositif permettra notamment :

  • l’identification rapide des incidents ;
  • le suivi en temps réel des plaintes enregistrées ;
  • l’amélioration de la traçabilité des dossiers ;
  • la production d’indicateurs de suivi ;
  • le renforcement de la transparence dans le traitement des réclamations.

Les participants ont également examiné les quatre principaux domaines de risques identifiés dans le cadre des opérations statistiques de terrain :

  • les risques liés à la santé et à la sécurité ;
  • les risques sociaux ;
  • les violences basées sur le genre ;
  • les incidents opérationnels pouvant affecter les agents ou les populations.

ESIRT : un dispositif moderne de gestion des incidents

Une large partie des travaux a été consacrée à la présentation du système ESIRT (Early Signal, Incident Response and Tracking), mécanisme utilisé dans les opérations statistiques de la sous-région CEMAC pour assurer une gestion rapide, coordonnée et documentée des incidents.

Les experts ont rappelé que l’approche ESIRT repose sur quatre principes fondamentaux :

1. DETECTION ET EVALUATION RAPIDE

Selon la règle des « 3C » :

  • Constater : identifier la nature de l’incident, son lieu, sa date, les personnes concernées et son niveau de gravité ;
  • Contrôler : sécuriser immédiatement la zone et protéger les personnes exposées ;
  • Classer : déterminer le type d’incident afin d’orienter la réponse appropriée.

2. REPONSE IMMEDIATE

Tout incident doit être signalé au superviseur et au point focal ESIRT dans les trente minutes suivant sa survenance.

Une fiche officielle de signalement doit ensuite être produite dans un délai maximal de vingt-quatre heures.

3. SUIVI ET ACCOMPAGNEMENT

Pour les cas sensibles, notamment les situations de VBG, d’Exploitation et d’Abus Sexuels (EAS) ou de Harcèlement Sexuel (HS), l’approche préconisée demeure centrée sur la protection du survivant, le respect du consentement et la confidentialité absolue.

4. CAPITALISATION ET AMELIORATION CONTINUE

Chaque incident doit faire l’objet d’une analyse approfondie afin d’identifier les causes profondes et de mettre en œuvre les mesures correctives nécessaires.

Les leçons apprises sont ensuite diffusées à l’ensemble des équipes afin de prévenir la récurrence des situations similaires.

À travers cette rencontre, la Banque mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner l’ICASEES dans la mise en œuvre des meilleures pratiques internationales en matière de sauvegarde environnementale et sociale.

Pour l’ICASEES, ces échanges constituent une étape importante dans le renforcement de la gouvernance des opérations statistiques et dans la consolidation d’un environnement de travail sûr, inclusif et respectueux des droits des populations.

Par GODOM Appolinaire
Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : La République Centrafricaine participe à la Mission Internationale de Suivi Indépendant du 4ᵉ RGPH du Cameroun

Bangui, 02 juin 2026 - ICASEES

Dans le cadre du renforcement de la coopération statistique africaine et des échanges d’expériences entre Instituts Nationaux de Statistique, la République Centrafricaine prend part à la Mission Internationale de Suivi Indépendant (MSI) du 4ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) du Cameroun, couplé au Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE).

La délégation centrafricaine est représentée par :

  • M. Franck Elvis MATKOS, Directeur Technique du RGPH-4 de la République Centrafricaine ;
  • Mme Florence Géraldine AKELELO, Responsable des opérations de terrain du RGPH-4.

Leur participation témoigne de la reconnaissance du savoir-faire technique développé par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) dans la conduite du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation de la République Centrafricaine.

Depuis le 24 avril 2026, le Cameroun a lancé les opérations de dénombrement principal de son quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Particularité de cette édition, l’opération est réalisée simultanément avec le module de base du Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage, constituant ainsi une innovation majeure en matière d’intégration des statistiques démographiques et agricoles.

Cette vaste opération intervient vingt-et-un ans après le dernier recensement réalisé en 2005 qui avait permis de dénombrer 17,4 millions d’habitants. Selon les projections du Bureau Central des Recensements et des Études de Population (BUCREP), la population camerounaise approcherait aujourd’hui les 29 millions d’habitants.

Pour assurer une couverture exhaustive du territoire national, plus de 355 000 agents recenseurs, contrôleurs et superviseurs ont été mobilisés. L’ensemble des opérations repose sur l’utilisation des technologies numériques à travers smartphones et tablettes, renforçant ainsi la qualité, la rapidité et la sécurité de la collecte des données.

Conscient de l’importance stratégique des données produites pour la planification nationale, le Gouvernement camerounais, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a mis en place un mécanisme inédit de Mission de Suivi Indépendant (MSI).

Reposant sur les principes de la coopération Sud-Sud, cette mission rassemble des experts issus de plusieurs pays africains afin d’observer, d’évaluer et d’apprécier le déroulement des opérations de terrain conformément aux standards internationaux.

La mission est organisée en deux vagues successives :

  • Première vague : du 05 au 17 mai 2026 ;
  • Deuxième vague : du 17 mai au 03 juin 2026.

Les experts internationaux déployés dans différentes régions du Cameroun procèdent à des observations directes des opérations de dénombrement, de supervision, de gestion logistique et de contrôle qualité.

Les conclusions et recommandations formulées sont transmises à la Coordination Nationale du Recensement afin de contribuer à l’amélioration continue du dispositif opérationnel.

Pour la République Centrafricaine, cette mission constitue une opportunité exceptionnelle d’apprentissage, d’échange d’expériences et de renforcement des capacités.

La présence de M. Franck Elvis MATKOS et de Mme Florence Géraldine AKELELO permet non seulement de partager l’expérience centrafricaine acquise dans la préparation du RGPH-4, mais également de capitaliser les innovations mises en œuvre par le Cameroun en matière de :

  • dénombrement numérique intégral ;
  • supervision électronique des équipes de terrain ;
  • gestion en temps réel des données ;
  • couplage des opérations de recensement démographique et agricole ;
  • mécanismes indépendants d’assurance qualité.

Les enseignements tirés de cette mission viendront enrichir davantage les dispositifs techniques et méthodologiques du RGPH-4 centrafricain.

LA COOPERATION STATISTIQUE AFRICAINE EN ACTION

Au-delà de son aspect technique, cette initiative illustre parfaitement la dynamique de solidarité et de coopération entre les systèmes statistiques nationaux africains.

En favorisant le partage des bonnes pratiques, la mutualisation des expertises et l’apprentissage entre pairs, les pays africains renforcent progressivement leur capacité à produire des statistiques fiables, modernes et conformes aux normes internationales.

Pour l’ICASEES, la participation de ses cadres à cette mission internationale confirme l’engagement de la République Centrafricaine à s’inscrire pleinement dans les mécanismes régionaux de développement de la statistique officielle et de promotion de la culture de la donnée au service des politiques publiques.

Les résultats du recensement camerounais contribueront à l’actualisation des indicateurs démographiques, économiques, sociaux et agricoles indispensables à la planification du développement, au suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi qu’à la mise en œuvre des stratégies nationales de croissance.

À travers leur participation active à cette Mission Internationale de Suivi Indépendant, les experts centrafricains réaffirment la volonté de l’ICASEES et du Gouvernement centrafricain de promouvoir une statistique moderne, crédible et au service de la prise de décision fondée sur les données probantes.

 

Par Appolinaire GODOM

PF ODP/Webmaster-ICASEES


NADA RCA: Nouvelle interface de la page d’accueil

Bangui, 29 mai 2026 – ICASEES

Ce vendredi 29 mai 2026 marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation des plateformes numériques statistiques de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES). La plateforme NADA de la République Centrafricaine s’offre désormais une nouvelle interface d’accueil plus moderne, plus élégante et davantage orientée vers l’expérience utilisateur.

Désormais, les visiteurs sont accueillis par un nouveau visuel institutionnel affichant fièrement le titre :

« Portail National d’Archivage des Données de la République Centrafriacine – Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) »

Lien : https://icasees.org/nada/index.php/home

Cette nouvelle page d’accueil intègre également une large barre de recherche moderne et intuitive permettant aux chercheurs, étudiants, partenaires techniques, institutions publiques et utilisateurs des données statistiques de naviguer plus facilement dans les archives nationales de données statistiques.

Cette évolution vient remplacer l’ancienne interface mise en place depuis juillet 2020, laquelle avait accompagné les premières années de fonctionnement du système national d’archivage des données statistiques de la République Centrafricaine.

UN PROJET NE GRACE AU PDNPD ET A L’APPUI DE LA BANQUE MONDIALE

Pour rappel, la plateforme NADA a été mise en place grâce à l’appui financier et technique de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de Données Nécessaires à la Prise de Décision (PDNPD).

L’objectif principal de ce projet était de renforcer les capacités nationales de production, d’archivage, de documentation et de diffusion des données statistiques officielles afin de soutenir la prise de décision publique fondée sur des données fiables et accessibles.

Dans cette dynamique, un Consultant International, Monsieur Geoffrey GREENWELL, avait été recruté en 2019 afin d’accompagner l’ICASEES dans :

  • la mise en place d’un système moderne d’archivage des données ;
  • le développement de la plateforme NADA ;
  • ainsi que la création d’une bibliothèque électronique nationale des données statistiques.

2019 : UNE MISSION INTERROMPUE PAR LA COVID-19

Alors que les travaux techniques venaient à peine de commencer à Bangui, le contexte international marqué par l’apparition de la pandémie de COVID-19 en 2019 est venu bouleverser le calendrier initial des activités.

Comme beaucoup d’experts internationaux à cette période, Monsieur Geoffrey GREENWELL avait été contraint de regagner les États-Unis dans un contexte mondial particulièrement incertain.

Cependant, le PDNPD avait déjà prévu le recrutement d’un consultant national chargé d’appuyer le consultant international dans la mise en œuvre opérationnelle de la plateforme.

C’est ainsi qu’en 2020, le recrutement d’un consultant national fut lancé.

2020 : NAISSANCE OPERATIONNELLE DE NADA RCA

A l’issue du processus de recrutement, Monsieur Appolinaire GODOM OUALOU fut recruté en mai 2020 pour conduire les travaux techniques de mise en place et d’opérationnalisation de la plateforme NADA de la République Centrafricaine en juillet 2026.

Dans un contexte marqué par les restrictions sanitaires mondiales, les défis techniques et les contraintes logistiques liées à la pandémie, les travaux de déploiement, de configuration, de personnalisation et d’intégration des contenus statistiques furent progressivement réalisés localement à Bangui.

La plateforme a ainsi commencé à accueillir :

  • des enquêtes nationales ;
  • des recensements ;
  • des rapports statistiques ;
  • des questionnaires ;
  • des dictionnaires de données ;
  • des métadonnées ;
  • des publications sectorielles ;
  • ainsi que plusieurs archives statistiques nationales.

2021 : RECONNAISSANCE DE L’EXPERTISE NATIONALE CENTRAFRICAINE

En 2021, lors du retour à Bangui de l’expert international Geoffrey GREENWELL pour finaliser officiellement ses livrables, ce dernier a découvert avec satisfaction que la plateforme NADA était déjà pleinement opérationnelle et alignée sur les normes internationales de documentation et d’archivage des données statistiques.

A sa grande surprise, l’essentiel des travaux techniques avait déjà été réalisé avec succès localement.

L’expert international n’avait alors pas manqué de saluer et de féliciter l’expertise nationale centrafricaine pour la qualité du travail accompli.

Cette phase a également permis l’organisation d’un important atelier technique de mise à jour des données, des métadonnées et des microdonnées statistiques sous l’encadrement de l’expert international, contribuant ainsi à enrichir considérablement le contenu documentaire et statistique de la plateforme.

Après la restitution officielle des résultats aux autorités nationales, l’expert international regagna son pays tout en laissant derrière lui un système désormais pleinement fonctionnel ainsi qu’une expertise nationale capable d’assurer sa continuité.

PATRIMOINE NUMERIQUE STRATEGIQUE POUR LA RCA

Aujourd’hui, la plateforme NADA constitue l’une des principales infrastructures nationales de conservation et de valorisation des données statistiques officielles.

Elle représente :

  • une mémoire statistique nationale ;
  • un outil stratégique d’aide à la décision ;
  • une source essentielle pour la recherche ;
  • un instrument de transparence publique ;
  • ainsi qu’un pilier du développement du Système Statistique National.

La plateforme permet aux utilisateurs d’accéder à un ensemble riche de données statistiques nationales couvrant plusieurs secteurs socio-économiques.

AVEC LE PROJET HISWACA SOP 2

Après la clôture progressive du PDNPD, une nouvelle dynamique s’ouvre désormais avec le projet HISWACA SOP 2 qui assurera la poursuite des efforts de modernisation numérique statistique de l’ICASEES.

Ce nouveau programme permettra notamment :

  • la mise à jour continue des contenus de la plateforme ;
  • l’intégration des données du RGPH-4 ;
  • l’archivage des données de l’EHCVM2 ;
  • l’intégration des enquêtes MICS ;
  • le renforcement des plateformes Open Data ;
  • ainsi que la modernisation des systèmes numériques statistiques nationaux.

La modernisation de NADA s’inscrit dans une vision plus large portée par l’ICASEES visant à construire un véritable écosystème numérique statistique national intégré autour :

  • de l’Open Data Portal (ODP) ;
  • du site web institutionnel ;
  • des plateformes IMIS/REDATAM ;
  • des systèmes de visualisation statistiques ;
  • ainsi que des futurs mécanismes d’échange automatisé de données via les standards internationaux.

L’ICASEES entend ainsi renforcer progressivement :

  • l’accessibilité des données ;
  • la diffusion numérique ;
  • la transparence statistique ;
  • la gouvernance des données ;
  • et la souveraineté numérique statistique de la République Centrafricaine.

L’ICASEES reviendra prochainement sur les autres plateformes numériques institutionnelles, notamment IMIS/REDATAM, afin de permettre aux utilisateurs, chercheurs et partenaires de mieux découvrir les outils numériques statistiques mis à leur disposition pour les travaux de recherche, d’analyse et d’aide à la décision.

 

 

Par GODOM Appolinaire
PF ODP/Webmaster – ICASEES


ICASEEES : Le site web institutionnel désormais hébergé sur l’infrastructure cloud de l’ICASEES

Bangui, le 25 mai 2026 - ICASEES

 Une nouvelle page de l’histoire numérique de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) vient d’être officiellement tournée. Après plusieurs années d’hébergement du site web institutionnel sur les infrastructures techniques d’AFRISTAT, l’ICASEES franchit désormais une étape stratégique majeure : l’autonomisation complète de la gestion de ses plateformes numériques nationales.

Depuis le 14 mai 2026, le site web institutionnel de l’ICASEES est officiellement hébergé sur l’infrastructure cloud propre de l’institut via les services d’Amazon Web Services (AWS), accompagnée du transfert administratif et technique du nom de domaine officiel www.icasees.org.

Cette avancée historique s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités numériques de l’ICASEES soutenu par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2, notamment dans le cadre des activités trimestrielles liées aux indicateurs de performance (PBF).

Pendant plusieurs années, AFRISTAT a joué un rôle important dans l’accompagnement technique des plateformes statistiques africaines, notamment en facilitant l’hébergement de plusieurs sites institutionnels des Instituts Nationaux de Statistique. Cet appui a permis à l’ICASEES d’assurer progressivement sa présence numérique institutionnelle, la diffusion des activités statistiques nationales ainsi que la visibilité internationale des productions statistiques de la République Centrafricaine.

Cependant, avec l’évolution rapide des technologies numériques, des exigences de cybersécurité, des performances web et des standards internationaux de diffusion des données ouvertes, l’ICASEES devait progressivement renforcer sa souveraineté numérique afin d’assurer :

  • une meilleure autonomie administrative et technique ;
  • une gestion plus rapide des plateformes ;
  • une optimisation des performances de chargement ;
  • une meilleure sécurisation des données ;
  • et une flexibilité accrue dans l’administration des infrastructures numériques.

Cette migration constitue également une étape essentielle dans la modernisation globale du Système Statistique National (SSN) centrafricain.

Le transfert vers le cloud Amazon représente aujourd’hui bien plus qu’un simple changement de serveur. Il traduit la volonté institutionnelle de l’ICASEES de bâtir une véritable infrastructure numérique moderne capable de supporter :

  • le site web institutionnel ;
  • la plateforme Open Data RCA ;
  • la plateforme NADA ;
  • la plateforme IMIS/REDATAM ;
  • les futurs systèmes de diffusion statistiques ;
  • ainsi que les applications numériques liées aux grandes opérations nationales comme le RGPH-4.

Cette opération technique de haute importance a été conduite avec succès par le jeune Informaticien Loïc SEMNGAÏ, Chef de Service Réseaux Informatiques (CSRI) de l’ICASEES, dont l’expertise technique a permis d’assurer la migration, la configuration et la mise en ligne des nouveaux services numériques institutionnels.

Le transfert du domaine icasees.org, la configuration DNS, la sécurisation SSL, l’optimisation des accès web et le déploiement du nouvel environnement cloud représentent un travail technique considérable nécessitant coordination, rigueur et maîtrise des architectures web modernes.

Grâce à cette nouvelle infrastructure, les utilisateurs remarqueront désormais une nette amélioration :

  • de la vitesse de chargement du site ;
  • de la stabilité des services ;
  • de la disponibilité des plateformes ;
  • et de l’accessibilité des contenus statistiques.

L’ICASEES poursuit parallèlement la mise en ligne progressive de la plateforme nationale d’archivage et de diffusion des données statistiques (NADA). Certaines interruptions temporaires peuvent encore être observées durant les opérations techniques de finalisation, de synchronisation des bases de données et de transfert des contenus.

Ainsi, si la plateforme NADA n’apparaît pas momentanément, les utilisateurs sont invités à revenir ultérieurement pendant la phase finale de déploiement.

Cette transition numérique intervient dans un contexte particulièrement dynamique marqué par :

  • la relance des activités statistiques régionales ;
  • le renforcement de l’Open Data ;
  • la modernisation des infrastructures informatiques ;
  • et les importantes opérations du RGPH-4 financées par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2.

Aujourd’hui, les plateformes numériques ne sont plus de simples vitrines institutionnelles. Elles deviennent de véritables instruments stratégiques de gouvernance, de transparence, d’accès à l’information publique et d’aide à la décision.

L’ICASEES invite ainsi les partenaires, chercheurs, étudiants, administrations publiques et citoyens à visiter le nouveau site web institutionnel et apprécier les améliorations apportées en matière de performance et d’accessibilité :

www.icasees.org

L’histoire numérique de l’ICASEES continue de s’écrire.

Par GODOM Appolinaire
PF ODP / Webmaster – ICASEES


HISWACA SOP-2 : Atelier régional sur le signalement et la gestion des incidents, la gestion des risques de santé et sécurité et la prévention-réponse aux risques VBG/EAS/HS dans le cadre des opérations statistiques au sein des pays de la CEMAC

Malabo, du 25 au 29 mai 2026

Dans le cadre du renforcement des capacités des Systèmes Statistiques Nationaux des pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), la ville de Malabo en Guinée Équatoriale accueille, du 25 au 29 mai 2026, un important atelier régional consacré au signalement et à la gestion des incidents, à la gestion des risques liés à la santé et à la sécurité ainsi qu’à la prévention et à la réponse aux risques de Violence Basée sur le Genre (VBG), d’Exploitation et Abus Sexuels (EAS) et de Harcèlement Sexuel (HS) dans le cadre des opérations statistiques, notamment les enquêtes et recensements.

Cet atelier régional organisé avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP-2) réunit plusieurs Experts, Coordonnateurs statistiques, spécialistes en sauvegardes environnementales et sociales ainsi que des responsables des dispositifs de gestion des plaintes des pays membres de la CEMAC.

La République Centrafricaine y est représentée par une délégation de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) composée de :

  • M. Dieu Béni GALA GALAS, Responsable de la Coordination Statistique de l’ICASEES ;
  • Mme Dorcas GUINEKOUME, Responsable des Peuples Autochtones et des Peulhs ;
  • Mme Aurélie KOUANDONGUI, Responsable de Développement Social du projet HISWACA-SOP2 ;
  • M. Prince Jolly Foster OUAKAMBA, Responsable en violence Basée sur le Genre (VGB) Harcèlement et Abus Sexuel (HAS)
  • M. François BATAWALIGBA, Spécialiste en Sauvegarde Environnementale du projet HISWACA-SOP2.
  • M. Sylvestre BAZA BANGUMBI, Responsable de la Sécurité du projet HISWACA-SOP2

 La participation de la République Centrafricaine à cet atelier régional intervient dans un contexte marqué par les importantes expériences tirées de la mise en œuvre du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), l’une des plus grandes opérations statistiques jamais organisées dans le pays depuis plusieurs décennies.

Financé par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP-2, le RGPH-4 constitue une étape majeure dans la modernisation du Système Statistique National centrafricain. Cette vaste opération nationale avait pour objectif principal de fournir des données démographiques, sociales, économiques et géographiques fiables afin d’éclairer les politiques publiques, le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la planification du développement national.

Contrairement aux précédents recensements réalisés essentiellement en mode papier, le RGPH-4 centrafricain a marqué une véritable révolution numérique avec l’introduction du dénombrement digitalisé à grande échelle à l’aide des tablettes électroniques, des plateformes de suivi numérique et des systèmes modernes de remontée des données en temps réel.

 La réussite du dénombrement numérique a nécessité une mobilisation exceptionnelle des ressources humaines, matérielles et techniques sur l’ensemble du territoire national.

Des milliers d’agents recenseurs, contrôleurs, superviseurs, Assistants TIC (ATIC), Chauffeurs, Chefs de Services Préfectoraux (CSP) et Experts techniques ont été déployés jusque dans les zones les plus enclavées du pays.

L’ICASEES, avec l’appui du projet HISWACA SOP-2 et de la Banque mondiale, a procédé à une importante dotation en équipements logistiques et numériques comprenant notamment :

  • des milliers de tablettes numériques ;
  • des ordinateurs portables ;
  • des groupes électrogènes ;
  • des dispositifs de connexion Internet ;
  • des kits satellitaires Starlink ;
  • des véhicules et motos de terrain ;
  • des équipements énergétiques ;
  • des disques durs et matériels de sauvegarde.

Dans plusieurs préfectures parfois difficiles d’accès, les équipes ont dû parcourir des centaines de kilomètres sur des routes dégradées, traverser des zones forestières, fluviales et parfois confrontées à des contraintes sécuritaires afin d’assurer la couverture statistique nationale.

 LES DEFIS RENCONTRES SUR LE TERRAIN

Comme toute opération de grande ampleur, le RGPH-4 a également été confronté à plusieurs difficultés opérationnelles et sociales.

Parmi les principaux défis figurent :

  • les difficultés d’accès dans certaines localités ;
  • les problèmes de connectivité Internet ;
  • les contraintes énergétiques ;
  • les retards logistiques ;
  • les insuffisances de couverture réseau ;
  • les incidents techniques liés aux équipements ;
  • les retards de paiement de certains agents de terrain ;
  • les questions relatives aux frais de transport et d’énergie ;
  • les contraintes liées à la sécurité et à la santé des équipes déployées.

Certaines préoccupations ont notamment été exprimées par les Assistants TIC (ATIC) concernant les arriérés de paiement, les frais forfaitaires de transport ou encore les frais liés au rechargement énergétique des tablettes numériques utilisées durant le dénombrement.

Face à ces préoccupations, l’ICASEES et le projet HISWACA SOP-2 ont mis en place des mécanismes de dialogue, de concertation et de gestion des plaintes afin de garantir un climat de travail apaisé et une meilleure prise en charge des préoccupations du personnel déployé.

 GESTION DES PLAINTES ET DES RISQUES SOCIAUX

L’une des innovations majeures du RGPH-4 centrafricain réside dans l’intégration des dispositifs de sauvegardes environnementales et sociales conformément aux exigences de la Banque mondiale.

Ainsi, des mécanismes spécifiques de prévention et de gestion des incidents ont été progressivement mis en œuvre afin de :

  • signaler les incidents de terrain ;
  • gérer les plaintes communautaires ;
  • prévenir les risques de VBG/EAS/HS ;
  • protéger les groupes vulnérables ;
  • assurer le respect des peuples autochtones ;
  • garantir un environnement de travail sécurisé pour les agents recenseurs.

Des responsables spécialisés ont été désignés dans plusieurs domaines sensibles notamment :

  • le développement social ;
  • les peuples autochtones ;
  • la sauvegarde environnementale ;
  • la prévention des violences basées sur le genre ;
  • le harcèlement sexuel ;
  • la sécurité des opérations statistiques.

Ces expériences pratiques constituent aujourd’hui une référence importante que la République Centrafricaine partage avec les autres pays de la CEMAC lors de l’atelier régional de Malabo.

 RESULTATS ENCOURAGEANTS

Malgré les contraintes rencontrées, le RGPH-4 a permis à la République Centrafricaine de franchir une étape décisive dans la modernisation de son appareil statistique national.

Le déploiement du numérique dans les opérations de collecte a permis :

  • une amélioration de la qualité des données ;
  • une meilleure rapidité de transmission ;
  • un suivi en temps réel des opérations ;
  • une réduction progressive des erreurs de saisie ;
  • une meilleure traçabilité des équipes ;
  • un renforcement des capacités nationales en statistiques numériques.

Au-delà du recensement lui-même, le RGPH-4 a également contribué à renforcer les compétences nationales dans plusieurs domaines stratégiques :

  • administration des bases de données ;
  • gestion des plateformes numériques ;
  • archivage statistique ;
  • Open Data ;
  • géolocalisation ;
  • sécurité des données ;
  • coordination territoriale des statistiques.

EXPERIENCE CENTRAFRICAINE AU NIVEAU REGIONAL

La participation active de la délégation centrafricaine à l’atelier régional de Malabo démontre la volonté de l’ICASEES de capitaliser les enseignements tirés du RGPH-4 afin d’améliorer davantage les futures opérations statistiques nationales.

A travers les échanges techniques, les partages d’expériences et les discussions régionales, les pays participants cherchent désormais à harmoniser les mécanismes de gestion des incidents, de prévention des risques sociaux et de protection des agents de terrain dans les grandes opérations statistiques africaines.

L’expérience du RGPH-4 centrafricain démontre aujourd’hui que même dans un contexte complexe, il demeure possible de conduire avec succès des opérations statistiques numériques de grande envergure grâce à l’engagement des équipes nationales, à l’appui des partenaires techniques et financiers et à la modernisation progressive des outils statistiques.

 

Par GODOM Appolinaire
PF ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Dotation en équipements aux Chefs de Services Préfectoraux (CSP)

Bangui, 21 mai 2026 – Salle informatique de l’ICASEES

La salle informatique de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a exceptionnellement changé de configuration ce jeudi 21 mai 2026. Habituellement dédiée aux travaux techniques, aux formations et aux activités de traitement des données statistiques, elle s’est transformée, le temps d’une journée, en plateforme logistique de distribution des équipements informatiques destinés aux Chefs de Services Préfectoraux (CSP) de la République Centrafricaine.

Ordinateurs portables de nouvelle génération, disques durs externes, clés USB de 128 Go et autres accessoires informatiques étaient soigneusement disposés sous la supervision des équipes techniques de l’ICASEES mobilisées pour accompagner les bénéficiaires dans les opérations de réception, de vérification et de prise en main des équipements.

L’ambiance qui régnait dans la salle traduisait l’importance de cette activité pour les services statistiques déconcentrés. Les Chefs de Services Préfectoraux, venus de différentes régions du pays, affichaient une satisfaction visible face à cette nouvelle étape du renforcement de leurs capacités opérationnelles. Plusieurs d’entre eux procédaient immédiatement aux premières vérifications techniques des équipements reçus, conscients des responsabilités qui les attendent dans leurs zones respectives d’intervention.

Le Chef de Service Préfectoral de Bangui, M. DOGUE SISTA, assurait la coordination administrative des opérations de remise et de centralisation des décharges, dans un contexte marqué par l’importance du suivi et de la traçabilité des équipements distribués.

Cette opération s’inscrit dans le prolongement direct de la réunion stratégique tenue le 19 mars 2026 à l’ICASEES sous la présidence du Directeur Général, M. Blaise Bienvenu ALI, consacrée à la relance des activités statistiques régionales dans le cadre du renforcement du Système Statistique National (SSN).

Lors de cette rencontre avec les Chefs de Services Préfectoraux, plusieurs orientations stratégiques avaient été définies afin de repositionner les structures statistiques déconcentrées comme acteurs majeurs de la production des données territoriales. Les principales priorités arrêtées portaient notamment sur :

  • la redynamisation des activités statistiques dans les préfectures ;
  • le renforcement de la collecte régulière des données de routine ;
  • la production des annuaires statistiques régionaux ;
  • l’appui aux ministères sectoriels et aux organisations partenaires en matière de données ;
  • ainsi que la participation active des CSP aux opérations du RGPH-4.

Très rapidement, les autorités de l’ICASEES ont identifié les principales contraintes auxquelles font face les services statistiques régionaux, notamment les difficultés liées à la mobilité, à l’énergie et à la connectivité internet dans plusieurs localités du pays.

C’est dans cette logique qu’une importante stratégie de renforcement logistique et opérationnel a été progressivement mise en œuvre avec l’appui du projet HISWACA SOP 2 financé par la Banque mondiale.

Parmi les principales mesures annoncées figurent :

  • l’attribution de moyens roulants ;
  • la fourniture d’imprimantes ;
  • des kits de connexion satellitaire Starlink ;
  • des groupes électrogènes ;
  • ainsi qu’un appui en carburant destiné aux activités de terrain.

Cette dynamique institutionnelle traduit la volonté de l’ICASEES de moderniser durablement le système statistique centrafricain et d’améliorer les capacités de collecte, de traitement, de diffusion et de valorisation des données publiques sur l’ensemble du territoire national.

L’accent est également mis sur la valorisation et la diffusion des données statistiques à travers la plateforme Open Data RCA, devenue aujourd’hui un outil stratégique de transparence et d’accessibilité des données publiques. Les Chefs de Services Préfectoraux sont appelés à collaborer étroitement avec l’équipe technique chargée de l’Open Data afin de structurer les données régionales selon les standards internationaux et de garantir leur disponibilité au public.

Au-delà de la simple remise d’équipements, cette initiative marque une nouvelle étape dans la consolidation des capacités opérationnelles des structures statistiques déconcentrées. Elle témoigne également de l’engagement des autorités de l’ICASEES et de leurs partenaires à faire des statistiques publiques un véritable outil d’aide à la décision, de planification et de développement durable en République Centrafricaine.

Par GODOM Appolinaire
PF ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Webinaire avec la  BAD et Open Data Watch sur les princes des données ouvertes et les licences de diffusion des données statistiques

Bangui, 21 mai 2026 – Visioconférence Microsoft Teams (15h00 – 16h30)

Dans le cadre du processus de modernisation du Système Statistique National (SSN) et de l’amélioration continue de la diffusion des statistiques officielles en République Centrafricaine, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a pris part ce jeudi 21 mai 2026 à un important webinaire organisé conjointement par la Banque Africaine de Développement (BAD) et Open Data Watch (ODW) autour des principes des données ouvertes, des licences de diffusion et de la méthodologie d’évaluation de l’Open Data Inventory (ODIN).

Cette rencontre virtuelle, organisée via Microsoft Teams, a réuni plus de quarante-trois (43) participants issus de plusieurs pays africains, notamment les Points Focaux Open Data Platform (ODP) des trente-neuf (39) pays partenaires engagés dans le processus d’amélioration des systèmes nationaux de diffusion des données statistiques.

La République Centrafricaine, à travers l’ICASEES, n’a pas manqué à ce rendez-vous stratégique qui s’inscrit pleinement dans la dynamique actuelle de transformation numérique, de gouvernance des données et de promotion de l’accès libre aux statistiques publiques.

Il convient de rappeler que depuis plusieurs années, l’ICASEES s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation des plateformes numériques statistiques, notamment à travers :

  • le portail institutionnel ;
  • la plateforme Open Data ;
  • la plateforme NADA dédiée à l’archivage des enquêtes ;
  • les systèmes IMIS et REDATAM ;
  • ainsi que le renforcement progressif des mécanismes de diffusion des données conformément aux standards internationaux.

Cette dynamique est soutenue par plusieurs partenaires techniques et financiers, particulièrement la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP-2, mais également par les initiatives régionales pilotées par la BAD et Open Data Watch.

Au cours du webinaire, plusieurs thématiques stratégiques ont été abordées portant notamment sur :

  • les meilleures pratiques en matière de licences de données ouvertes ;
  • les principes internationaux d’accessibilité et de réutilisation des données ;
  • les mécanismes d’évaluation de l’ODIN ;
  • les contraintes juridiques liées à la diffusion des données ;
  • les expériences des pays africains en matière d’ouverture statistique ;
  • les défis techniques et institutionnels liés aux plateformes Open Data.

Les Experts d’Open Data Watch ont présenté un modèle moderne de licence en deux volets comprenant :

  • les conditions générales d’utilisation du site web ;
  • et une licence spécifique dédiée aux données ouvertes.

Selon les présentateurs, cette approche permet aux Instituts Nationaux de Statistique (INS) de protéger les contenus institutionnels tout en garantissant l’ouverture et la libre réutilisation des données statistiques à des fins commerciales et non commerciales, sous réserve de citation correcte de la source.

Les communicateurs ont également insisté sur plusieurs erreurs fréquemment observées dans les pays :

  • absence de licence clairement visible ;
  • incohérence entre les métadonnées et les licences ;
  • liens cassés ;
  • licences applicables uniquement au portail principal ;
  • ou encore absence d’harmonisation entre les différentes plateformes statistiques.

Concernant la méthodologie ODIN, les Experts ont rappelé que l’évaluation repose principalement sur deux dimensions majeures :

  • la couverture des données ;
  • et le niveau d’ouverture des plateformes statistiques.

L’évaluation tient notamment compte :

  • de la disponibilité des indicateurs ;
  • des séries chronologiques ;
  • des désagrégations ;
  • des formats ouverts (CSV, XLSX, JSON) ;
  • de la présence des métadonnées ;
  • des options de téléchargement ;
  • ainsi que des mécanismes de licences.

Prenant la parole au nom de la République Centrafricaine, le Point Focal ODP et Webmaster de l’ICASEES, M. Appolinaire GODOM OUALOU, a soulevé une préoccupation technique particulièrement importante concernant la plateforme NADA de l’ICASEES.

Sa question portait notamment sur la nécessité pour la plateforme NADA de disposer également :

  • d’une licence spécifique ;
  • ou d’une politique formalisée d’accès, d’utilisation et de diffusion des données ;

au même titre que la plateforme Open Data, compte tenu des spécificités de NADA liées notamment :

  • au téléchargement des microdonnées ;
  • des bases de données ;
  • des questionnaires ;
  • des métadonnées ;
  • et des documents techniques associés aux enquêtes statistiques.

Cette intervention centrafricaine a suscité un intérêt particulier parmi plusieurs participants confrontés aux mêmes problématiques dans leurs pays respectifs.

Faute de temps en fin de session, Open Data Watch a indiqué que des réponses complémentaires seront transmises ultérieurement par courrier électronique.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs expériences nationales inspirantes.

Le Sénégal a présenté son mécanisme de coordination impliquant :

  • les hauts responsables ;
  • les producteurs sectoriels ;
  • et les équipes techniques chargées des indicateurs ODIN.

Le Kenya, quant à lui, a partagé son expérience remarquable d’amélioration de ses performances ODIN grâce :

  • à la réactivation de son portail Open Data ;
  • aux formations techniques ;
  • à l’intégration des standards SDMX ;
  • et à la forte implication des Experts sectoriels.

Le Libéria a également sollicité un accompagnement technique pour :

  • l’intégration des ensembles de données complexes ;
  • la gestion des licences ;
  • et l’amélioration visuelle de ses plateformes.

Au-delà des présentations techniques, cette rencontre a surtout permis de rappeler que les défis liés aux données ouvertes dépassent désormais le simple cadre informatique.

Ils touchent aujourd’hui :

  • la gouvernance publique ;
  • la transparence ;
  • l’accès à l’information ;
  • la coordination institutionnelle ;
  • la modernisation des systèmes statistiques ;
  • et la crédibilité des données officielles.

Par ailleurs, plusieurs contraintes communes aux pays africains ont été identifiées :

  • insuffisance de financement ;
  • faibles capacités techniques ;
  • cloisonnement des producteurs de données ;
  • insuffisance de formation ;
  • difficultés juridiques ;
  • et absence de politiques harmonisées de diffusion.

Pour l’ICASEES, cette participation constitue une étape supplémentaire dans sa stratégie de renforcement de la gouvernance statistique et de modernisation des plateformes nationales de diffusion des données.

Il convient de souligner qu’à travers les réformes engagées, la République Centrafricaine entend progressivement améliorer :

  • la disponibilité des données publiques ;
  • la qualité des métadonnées ;
  • les mécanismes de documentation ;
  • la diffusion numérique ;
  • ainsi que son positionnement futur dans les classements internationaux relatifs aux données ouvertes.

En tout cas, pendant que certains pays parlent encore de “fichiers perdus dans les ordinateurs des bureaux”, à l’ICASEES, on parle désormais :

  • de licences ;
  • de formats ouverts ;
  • de NADA ;
  • d’Open Data ;
  • de SDMX ;
  • et bientôt peut-être même d’Intelligence Artificielle statistique (rire).

Je crois que les données centrafricaines commencent doucement à prendre l’avion numérique international.

Et honnêtement, quand on voit les débats sur les licences, les métadonnées et les microdonnées, certains fichiers Excel de 2007 cachés dans les tiroirs commencent sûrement déjà à trembler de peur…

Par GODOM Appolinaire

PF ODP/Webmaster - ICASEES


ICASEES : Réunion du comité d’examen de la requête des assistants tic du RGPH-4

Bangui, le 19 mai 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

Dans le cadre du suivi administratif et technique des opérations du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a organisé, le mardi 19 mai 2026, une réunion du comité d’examen de la requête introduite par le collectif des Assistants TIC du RGPH-4 auprès de la Direction Générale le 04 mai 2026.

Cette rencontre stratégique s’inscrit dans la continuité des efforts de dialogue institutionnel engagés par l’ICASEES afin d’assurer une meilleure Gestion des Ressources Humaines mobilisées dans le cadre du dénombrement numérique du RGPH-4, première opération de recensement numérique de grande envergure réalisée en République Centrafricaine.

Il convient de rappeler que le RGPH-4 constitue une étape historique dans la modernisation du système statistique centrafricain. Contrairement aux précédentes opérations de recensement reposant essentiellement sur des questionnaires papier, le RGPH-4 a introduit l’utilisation des technologies numériques à travers les tablettes, les applications de collecte CAPI (Computer Assisted Personal Interview), les systèmes de synchronisation de données et les dispositifs de géolocalisation.

Dans cette dynamique de transformation digitale, les Assistants TIC (ATIC) ont joué un rôle fondamental dans le déploiement opérationnel des outils numériques sur le terrain.

Leur mission ne se limitait pas uniquement à l’assistance informatique classique. Ils avaient notamment pour responsabilités :

  • l’installation et la configuration des tablettes ;
  • l’assistance technique aux agents recenseurs ;
  • la gestion des incidents liés aux applications de collecte ;
  • le suivi des synchronisations des données ;
  • la maintenance des équipements numériques ;
  • l’appui logistique et technique aux superviseurs ;
  • la remontée des incidents techniques auprès des équipes centrales ;
  • ainsi que l’accompagnement des équipes de terrain dans les zones parfois difficiles d’accès.

Déployés dans plusieurs préfectures du pays, souvent dans des conditions complexes marquées par des difficultés de connexion internet, des contraintes énergétiques et des défis logistiques, les ATIC ont constitué l’un des piliers invisibles mais essentiels de la réussite technique du dénombrement numérique.

Les travaux de cette réunion ont été présidés par Monsieur Jean Bertrand KOLONDO PENGUILET, Directeur des Ressources à l’ICASEES, représentant Monsieur Junior Gustave Michaël SEREMANDJI, Directeur Général par intérim, empêché pour des raisons administratives.

Il était assisté de :

  • Monsieur Christian NDEKOU, Directeur des Méthodes, Normes, Études et Recherches ;
  • et de Monsieur François BATAWALIGBA, Spécialiste en Sauvegarde Environnementale du projet HISWACA-SOP2.

Le rapport des échanges a été assuré par :

  • Monsieur Prince Jolly Foster OUAKAMBA, Responsable en Violence Basée sur le Genre (VBG), Harcèlement et Abus Sexuel (HAS) ;
  • ainsi que Madame Dorcas GUINEKOUME, Responsable des Peuples Autochtones et des Peulhs.

Cette rencontre a également enregistré la participation de plusieurs Directeurs, responsables administratifs, spécialistes du projet HISWACA-SOP2 ainsi que des représentants des services concernés.

EXAMEN DE LA REQUETE DU COLLECTIF DES ATIC

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Monsieur Christian NDEKOU a procédé à la lecture intégrale de la demande d’audience adressée au Directeur Général de l’ICASEES par le collectif des Assistants TIC du RGPH-4.

Dans cette correspondance, les ATIC avaient exprimé plusieurs préoccupations relatives notamment :

  • aux frais forfaitaires de transport accordés durant le dénombrement ;
  • au retard observé dans le paiement de certains arriérés de salaires, notamment ceux des mois de janvier et février ;
  • au paiement du reliquat des frais d’énergie et de rechargement des tablettes ;
  • ainsi qu’à diverses autres préoccupations administratives et opérationnelles.

Au cours des échanges, plusieurs clarifications techniques, administratives et financières ont été apportées tour à tour par :

  • Monsieur Christian NDEKOU ;
  • Monsieur Arsène ZIA KOYANGBO ;
  • Madame Aurélie KOUANDONGUI ;
  • Madame Dorcas GUINEKOUME ;
  • et Monsieur Prince Jolly Foster OUAKAMBA.

Les intervenants ont notamment rappelé que les contrats des Assistants TIC avaient été établis dans le cadre précis des activités opérationnelles du dénombrement numérique avec des clauses spécifiques liées à la durée des missions, aux modalités de déploiement et aux procédures de traitement administratif et financier.

Par ailleurs, il a été souligné que certaines préoccupations avaient été transmises tardivement, notamment à une période correspondant déjà à la fin progressive des activités de terrain et à l’expiration de certains contrats opérationnels.

Les discussions se sont déroulées dans un climat de dialogue, d’écoute mutuelle et de compréhension institutionnelle.

Les membres du comité ont reconnu les efforts considérables fournis par les Assistants TIC durant toute la période du dénombrement, particulièrement dans les zones difficiles d’accès où les défis techniques, énergétiques et logistiques étaient particulièrement importants.

Plusieurs participants ont également insisté sur la nécessité d’améliorer à l’avenir :

  • les mécanismes de communication hiérarchique ;
  • la remontée rapide des difficultés opérationnelles ;
  • les procédures de suivi administratif ;
  • ainsi que la coordination entre les équipes techniques et administratives.

Le comité a rassuré le collectif des ATIC que leurs préoccupations seront fidèlement transmises à la hiérarchie du RGPH-4 ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers impliqués dans le projet, notamment la Banque mondiale, principal partenaire financier de l’opération.

Toutefois, certaines décisions dépendront également des mécanismes de validation administrative et des procédures financières applicables dans le cadre du projet.

Au-delà des préoccupations administratives examinées, cette réunion met également en lumière l’évolution progressive des métiers liés à la statistique numérique en République Centrafricaine.

Le RGPH-4 aura permis à l’ICASEES de mobiliser pour la première fois à grande échelle des profils techniques spécialisés dans :

  • l’administration des outils numériques ;
  • la gestion des équipements mobiles ;
  • le support informatique terrain ;
  • la synchronisation des données statistiques ;
  • et la maintenance opérationnelle des systèmes CAPI.

Cette expérience constitue désormais une base importante pour les futures opérations statistiques numériques du pays, notamment les enquêtes nationales, les systèmes d’information sectoriels et les plateformes modernes de production et de diffusion des données statistiques.

C’est dans un esprit de responsabilité, de dialogue social et de consolidation des acquis du RGPH-4 que les travaux de cette réunion ont pris fin dans une ambiance conviviale.

 

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


ICASEES : Fin de l’atelier restreint de finalisation du diagnostic de conformité à la démarche qualité du système statistique centrafricain

Bangui, du 12 au 15 mai 2026 – Salle de Conférence de l’ICASEES,

A peine les rideaux tombés sur l’atelier national de sensibilisation et de renforcement des capacités des membres du Comité Technique de Programmation des Activités Statistiques (CTPAS) en démarche qualité et d’initiation à l’élaboration du Cadre National d’Assurance Qualité (CNAQ), l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a poursuivi, sans ralentir le rythme, sa vaste dynamique de modernisation du Système Statistique National (SSN) à travers l’organisation d’un atelier restreint de finalisation du diagnostic de conformité à la démarche qualité du système statistique centrafricain.

Organisé du 12 au 15 mai 2026 dans la salle de conférence de l’ICASEES, cet atelier technique de haut niveau s’inscrit dans le cadre du vaste processus de réforme statistique engagé par la République Centrafricaine afin d’aligner progressivement son système statistique sur les standards internationaux de qualité, de gouvernance des données et de diffusion statistique.

L’atelier a bénéficié de l’appui technique d’AFRISTAT ainsi que du soutien financier de la Banque mondiale à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP-2). Il a réuni un cercle restreint d’Experts, de Cadres techniques et de spécialistes impliqués dans les travaux d’autoévaluation et de construction du futur Cadre National d’Assurance Qualité Statistique de la République Centrafricaine.

Il convient de rappeler que cet atelier intervient dans un contexte marqué par l’évolution des exigences internationales en matière de qualité statistique, de suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD), de gouvernance publique, de transparence des données et d’aide à la décision.

Depuis plusieurs années, l’ICASEES s’est engagé dans un processus progressif de modernisation du système statistique national à travers :

  • le renforcement des capacités techniques ;
  • la modernisation des outils de production statistique ;
  • le développement des plateformes numériques ;
  • l’amélioration des mécanismes de diffusion ;
  • ainsi que l’intégration progressive des standards internationaux de qualité statistique.

Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment AFRISTAT et la Banque mondiale, l’ICASEES travaille désormais à la mise en place d’un véritable dispositif national d’assurance qualité permettant de garantir :

  • la fiabilité des données ;
  • la cohérence des statistiques ;
  • la comparabilité des indicateurs ;
  • l’accessibilité des données publiques ;
  • ainsi que la crédibilité des statistiques officielles produites par les administrations publiques et les structures sectorielles.

Dans cette dynamique, cet atelier restreint constituait une étape technique stratégique destinée à approfondir les travaux engagés lors du précédent atelier national et à finaliser le diagnostic global des conformités des pratiques statistiques nationales aux principes internationaux de qualité.

CEREMONIE D’OUVERTURE

La cérémonie d’ouverture a été placée sous l’autorité de Monsieur Junior Gustave Michaël SEREMANDJI, Directeur du Système Informatique (DSI) et Directeur Général de l’ICASEES par intérim, en présence de l’Expert Paul Henri NGUEMA MEYE, Directeur Général d’AFRISTAT et principal animateur de l’atelier.

Cette rencontre a enregistré la participation de plusieurs Experts du Système Statistique National, de Cadres techniques spécialisés ainsi que des membres impliqués dans le processus d’élaboration du futur Cadre National d’Assurance Qualité.

Dans son intervention, le Directeur Général par intérim de l’ICASEES a rappelé que la qualité statistique constitue aujourd’hui l’un des piliers essentiels de la gouvernance moderne, de la planification stratégique et du suivi-évaluation des politiques publiques.

Il a souligné que les Instituts Nationaux de Statistique ne sont plus uniquement des structures de production des chiffres, mais deviennent progressivement de véritables centres nationaux de gouvernance des données publiques.

Selon lui, les nouvelles exigences internationales imposent désormais aux États :

  • des statistiques fiables ;
  • des données accessibles ;
  • des méthodes harmonisées ;
  • des systèmes de documentation robustes ;
  • ainsi que des mécanismes permanents d’assurance qualité.

Le Directeur Général d’AFRISTAT, quant à lui, s’est réjoui de l’engagement progressif de la République Centrafricaine dans ce processus de modernisation statistique. Il a rappelé que la mise en place d’un Cadre National d’Assurance Qualité constitue aujourd’hui un passage incontournable pour tous les systèmes statistiques nationaux souhaitant renforcer leur crédibilité auprès :

  • des gouvernements ;
  • des partenaires techniques et financiers ;
  • des chercheurs ;
  • des investisseurs ;
  • et du grand public.

Il a également insisté sur l’importance de développer une véritable culture institutionnelle de la qualité statistique au sein des administrations publiques.

 DEROULEMENT DES TRAVAUX

Le présidium mis en place lors du précédent atelier national a été reconduit afin d’assurer la continuité méthodologique des travaux. Il était composé de :

  • Présidente : Mme Gisèle Annie NAM, Chargée de Mission en matière Economique, Sociale et Culturelle au Conseil Economique, Social et Environnemental ;
  • 1er Rapporteur : Mme Dorcas GUINEGOUME, Cheffe de Service de Passation des Marchés à l’ICASEES ;
  • 2ème Rapporteur : M. Thierry-Paterne DEMANGUE, Chargé de la Coopération à la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance.

Les travaux ont été structurés autour de plusieurs séquences techniques animées par l’Expert Paul Henri NGUEMA MEYE, Directeur Général d’AFRISTAT, suivies de riches échanges, débats techniques et séances d’autoévaluation.

Les participants ont notamment travaillé sur :

  • les mécanismes institutionnels de production statistique ;
  • la coordination du Système Statistique National ;
  • les capacités méthodologiques ;
  • les pratiques de diffusion ;
  • les mécanismes de documentation statistique ;
  • les procédures de contrôle qualité ;
  • les dispositifs d’archivage ;
  • ainsi que les mécanismes de gouvernance des données.

Une attention particulière a été portée à l’analyse détaillée des dix-neuf (19) principes internationaux de qualité statistique utilisés comme référentiel d’évaluation des systèmes statistiques nationaux.

Durant les différentes sessions, les participants ont procédé à des exercices approfondis d’autoévaluation afin d’identifier :

  • les forces du système statistique centrafricain ;
  • les insuffisances structurelles ;
  • les écarts observés par rapport aux standards internationaux ;
  • ainsi que les principaux défis à relever pour renforcer durablement la qualité des statistiques officielles.

Les travaux ont également permis d’aborder plusieurs thématiques stratégiques liées :

  • à la coordination statistique ;
  • à l’harmonisation des procédures ;
  • à la normalisation des outils ;
  • à l’amélioration de la diffusion ;
  • à la gouvernance des données ;
  • et à la professionnalisation des mécanismes d’assurance qualité.

Au-delà du simple exercice technique, cet atelier traduit surtout la volonté des autorités statistiques centrafricaines de construire progressivement une véritable culture nationale de la qualité statistique.

 PRINCIPALES RECOMMANDATIONS

A l’issue des travaux, plusieurs recommandations majeures ont été formulées par les participants, notamment :

  • l’élaboration systématique de rapports scientifiques pour chaque activité statistique ;
  • le renforcement du suivi de la mise en œuvre des normes internationales ;
  • la mise en place d’un véritable dispositif national d’évaluation de la qualité statistique ;
  • l’organisation de journées portes ouvertes autour de la loi statistique ;
  • l’implication accrue des structures sectorielles dans le futur Cadre National d’Assurance Qualité ;
  • le renforcement de l’indépendance professionnelle de l’INS et des autres producteurs de statistiques officielles ;
  • la clarification du statut institutionnel de l’ICASEES ;
  • ainsi que la dotation des services techniques en manuels de procédures harmonisés.

Le principal animateur de l’atelier, l’Expert Paul Henri NGUEMA MEYE, Directeur Général d’AFRISTAT, s’est déclaré particulièrement satisfait de la qualité des échanges, du niveau d’engagement des participants et de la pertinence des contributions formulées durant les travaux.

Il a encouragé l’ICASEES à accélérer la mise en place de l’équipe nationale chargée de poursuivre les réflexions techniques relatives à l’élaboration du futur Cadre National d’Assurance Qualité Statistique.

« Je reste disponible pour la suite du travail », a-t-il déclaré.

C’est dans une ambiance conviviale, studieuse et marquée par un fort esprit de collaboration institutionnelle que les travaux de l’atelier ont pris fin le vendredi 15 mai 2026.

Prenant la parole à la clôture des travaux, le Directeur du Système Informatique et Directeur Général de l’ICASEES par intérim, Monsieur Junior Gustave Michaël SEREMANDJI, a chaleureusement félicité l’ensemble des participants pour leur forte mobilisation, leur assiduité remarquable ainsi que la qualité des contributions techniques formulées durant les quatre jours d’échanges intensifs.

Il a souligné que cet atelier marque une étape historique dans le processus de modernisation du système statistique centrafricain et dans la construction progressive d’une véritable culture nationale de la qualité statistique conforme aux standards internationaux. Selon lui, les réflexions menées, les autoévaluations réalisées ainsi que les recommandations formulées constituent désormais une base stratégique essentielle pour l’élaboration future du Cadre National d’Assurance Qualité (CNAQ) du système statistique centrafricain.

Le Directeur Général par intérim a également exprimé sa profonde gratitude à l’endroit d’AFRISTAT, particulièrement à son Directeur Général, Monsieur Paul Henri NGUEMA MEYE, pour la qualité exceptionnelle de l’animation technique, la disponibilité constante ainsi que l’accompagnement méthodologique apporté à l’ICASEES et au Système Statistique National.

Il n’a pas manqué de remercier la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP-2 pour son appui financier et institutionnel ayant permis l’organisation successive des différents ateliers consacrés à la démarche qualité statistique en République Centrafricaine.

Dans une atmosphère de convivialité et de satisfaction générale, une photo de famille a ensuite été réalisée afin d’immortaliser cet important rendez-vous institutionnel et scientifique marquant une nouvelle avancée du système statistique centrafricain vers les standards internationaux de qualité.

Les travaux se sont finalement achevés autour d’un rafraîchissement familial d’au revoir offert par l’Expert principal et Directeur Général d’AFRISTAT, Monsieur Paul Henri NGUEMA MEYE, permettant aux participants, experts et cadres techniques de poursuivre les échanges dans une ambiance fraternelle, détendue et empreinte d’humour après plusieurs jours de réflexions techniques intensives.

 

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


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