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ICASEES : Atelier pour la validation du projet de loi statistique en République Centrafricaine

Bangui, le 23 avril 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

La Salle de conférence de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales a servi de cadre à un atelier d’envergure consacré à la validation du projet de Loi statistique actualisée en République Centrafricaine.

Placée sous le signe de la concertation, du dialogue institutionnel et de la gouvernance des données, cette session a été officiellement ouverte par le Directeur Général de l’ICASEES, Blaise Bienvenu ALI, également Président du Comité Technique de Programmation des Activités Statistiques (CTPAS). Les travaux ont été présidés par Christian NDJEKOU, représentant du DEMNER.

Cet atelier a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, traduisant l’importance stratégique de la réforme engagée dans le domaine statistique. Ont ainsi pris part aux travaux des représentants de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale, de la Primature, ainsi que de nombreux ministères sectoriels, notamment ceux en charge de l’économie, des finances, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’environnement et de la sécurité.

A ces institutions publiques se sont ajoutés des organismes techniques et partenaires clés tels que la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), la Chambre de Commerce, les agences nationales, les structures de régulation, ainsi que des organisations professionnelles, syndicats et ONG. Cette diversité d’acteurs illustre la dimension transversale de la statistique publique, au cœur des politiques de développement.

UN AGENDA STRUCTURE

Les travaux de la journée se sont déroulés selon un programme bien établi :

  • Accueil, installation et enregistrement des participants
  • Cérémonie d’ouverture officielle
  • Présentation du projet de Loi statistique par les consultants
  • Débats, observations et contributions des participants
  • Formulation de recommandations
  • Clôture des travaux

Les échanges ont été particulièrement riches, dynamiques et parfois houleux, témoignant de l’intérêt suscité par le texte et de l’engagement des participants. Dans un esprit participatif et constructif, les discussions ont permis d’examiner en profondeur les différentes dispositions du projet de loi.

Le projet de Loi portant organisation et réglementation des activités statistiques en République Centrafricaine vise à doter le pays d’un cadre juridique moderne, aligné sur les standards internationaux en matière de production et de gestion des données.

Dès ses dispositions générales, le texte pose les bases structurantes de l’activité statistique en définissant notamment :

  • l’organisation du système statistique national,
  • les principes de production des statistiques officielles,
  • le cadre institutionnel,
  • les mécanismes de coordination.

Il introduit également des concepts fondamentaux tels que les données statistiques, les micro données, le secret statistique ou encore le visa statistique, garantissant ainsi une meilleure lisibilité et application de la loi.

Le projet de loi consacre plusieurs principes clés indispensables à la crédibilité du système statistique :

INDEPENDANCE ET CREDIBILITE

Les autorités statistiques doivent exercer leurs missions en toute indépendance scientifique, dans le respect strict de la neutralité, de l’objectivité et de la transparence.

 

QUALITE DES DONNEES

Les statistiques produites doivent répondre à des critères rigoureux : pertinence, fiabilité, cohérence, actualité et comparabilité.

ACCESSIBILITE ET DIFFUSION

Le texte garantit un accès équitable à l’information statistique, avec des données diffusées de manière claire, simultanée et compréhensible pour tous les utilisateurs.

 

PROTECTION DES DONNEES

Une attention particulière est accordée à la confidentialité des informations :

  • protection stricte des données individuelles,
  • interdiction de leur utilisation à des fins fiscales ou judiciaires,
  • obligation de secret professionnel pour les agents,
  • délai de 50 ans avant la divulgation des données nominatives.

Le projet de loi prévoit une structuration renforcée du Système Statistique National (SSN) autour de plusieurs composantes essentielles :

  • le Conseil National de la Statistique (CNS), organe de coordination et de validation ;
  • l’ICASEES, reconnu comme organe central, doté d’une autonomie administrative et financière ;
  • les services statistiques sectoriels ;
  • les institutions de formation et de recherche.

Cette architecture vise à améliorer la cohérence, l’efficacité et la coordination des activités statistiques à l’échelle nationale.

Le texte prévoit également la structuration d’un corps professionnel de statisticiens comprenant :

  • des inspecteurs généraux,
  • des ingénieurs statisticiens,
  • des démographes,
  • des techniciens et assistants.

La gestion de ce corps sera centralisée à l’ICASEES, contribuant ainsi au renforcement des capacités techniques et à la professionnalisation durable du secteur.

Afin d’assurer l’application effective de la loi, un régime de sanctions est prévu :

  • amendes en cas de refus de réponse aux enquêtes statistiques,
  • pénalités pour fausses déclarations,
  • sanctions importantes pour les enquêtes réalisées sans visa statistique,
  • possibilité de fermeture d’établissement en cas d’infraction grave.

L’atelier s’est distingué par la qualité des contributions et l’intensité des échanges. Les discussions, parfois vives, ont permis d’enrichir significativement le document. Plusieurs intervenants, dont William NDJAPOU, ont joué un rôle clé dans la régulation des débats et la recherche de consensus.

A l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations pertinentes visant à améliorer et consolider le projet de loi avant sa transmission aux instances compétentes pour adoption.

La clôture de l’atelier a été marquée par l’intervention du Directeur Général de l’ICASEES, qui a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. Il a ensuite donné son accord pour la traditionnelle photo de famille, avant de convier les participants à un dîner convivial, symbole de la réussite de cette importante rencontre.

 

 

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


ICASEES : Réunion d’identification des Admin et des ATIC pour le ratissage du RGPH-4

Bangui, le 20 avril 2026 – Salle informatique de l’ICASEES

Sous la présidence du Directeur Général de l’ICASEES et Directeur National du RGPH-4, M. Blaise Bienvenu ALI, assisté du Directeur Technique Adjoint, M. Gustave SEREMANDJI, et du Conseiller Technique Principal, Pr Pierre KLISSOU, une réunion stratégique s’est tenue en vue de l’identification des Administrateurs (Admin) et des ATIC dans le cadre des opérations de ratissage du RGPH-4.

A l’issue des travaux, les Admin de Bangui et des provinces ainsi que les ATIC ont été identifiés sur la base de leurs performances, en vue de renforcer la couverture du dénombrement.

Au total, 26 Admin et 100 ATIC seront déployés dans leurs zones respectives d’ici la fin de la semaine. Cette opération vise à couvrir environ 100 000 ménages sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones omises et celles nouvellement intégrées, pour une durée d’un mois.

Dans ce dispositif, les Admin assureront des fonctions de supervision, garantissant une meilleure coordination des activités sur le terrain.

Intervenant à son tour, le Conseiller Technique Principal a souligné que ce déploiement favorisera une meilleure intégration du milieu, condition essentielle à la réussite de l’opération.

Par ailleurs, une réunion technique est prévue dès le mardi 21 avril 2026 dans la salle de conférence de l’ICASEES avec les ATIC présélectionnés, en vue de finaliser les aspects opérationnels.

L’Unité de Communication et de Plaidoyer (UCP), sous la coordination de Mme Pamela DOTE, est fortement mobilisée pour assurer la notification et la mobilisation de l’ensemble des acteurs identifiés.

La réunion s’est achevée dans une atmosphère conviviale, marquée par l’enthousiasme des participants, déjà engagés dans la dynamique du terrain.

Il convient de relever également une forte représentation féminine dans ce dispositif de ratissage, témoignant d’une avancée notable en matière d’inclusion.

 

 

GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


ODP 1.0 : Réunion des Points Focaux Open Data d’Afrique francophone en préparation de l’évaluation ODIN 2026

Bangui, le 08 avril 2026 (en ligne via Zoom) – La Banque Africaine de Développement (BAD) a organisé une réunion stratégique regroupant les Points Focaux du portail Open Data (ODP 1.0) de plusieurs pays d’Afrique francophone, en prélude au prochain exercice d’évaluation de l’Open Data Inventory (ODIN).

Cette rencontre a réuni les représentants des Instituts Nationaux de Statistique (INS) de huit pays, à savoir : le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Burundi et la Côte d’Ivoire.

L’OBJECTIF PRINCIPAL DE CETTE REUNION ETAIT DOUBLE :

  • Préparer efficacement la participation des pays à la prochaine évaluation ODIN prévue fin mai 2026 ;
  • Formuler des recommandations harmonisées sur les licences de données ouvertes à adopter sur les portails nationaux.

La séance a été ouverte par la Banque Africaine de Développement, représentée par Monsieur Jean de Dieu KOUASSI, qui a insisté sur l’importance de la mise à jour des dispositifs nationaux en matière d’Open Data.

IL A NOTAMMENT ENCOURAGE LES PAYS A :

  • Actualiser les fiches d’évaluation ODIN, en intégrant les nouvelles séries de données, notamment celles de l’année 2025 ;
  • Améliorer les indicateurs de couverture et d’ouverture des données afin d’optimiser leurs scores ;
  • Renforcer la visibilité et l’accessibilité des données statistiques officielles.

LICENCES DE DONNEES OUVERTES HARMONISEES

Dans le cadre de cette initiative, la BAD, en collaboration avec Open Data Watch, a élaboré un modèle de licence de données ouvertes conforme aux standards internationaux.

Ce nouveau modèle de licence, conforme aux standards internationaux, se distingue par son caractère :

  • Non restrictif,
  • Gratuit,
  • Non exclusif,
  • Et universel.

IL AUTORISE EXPLICITEMENT LES UTILISATEURS A :

  • Accéder librement aux données,
  • Les copier, utiliser et réutiliser,
  • Les publier et les distribuer,
  • Les adapter et créer des œuvres dérivées,
  • A des fins aussi bien commerciales que non commerciales.

CETTE EVOLUTION MARQUE UNE AVANCEE MAJEURE VERS :

  • Une sécurisation juridique des usages des données,
  • Une harmonisation des pratiques entre les Instituts Nationaux de Statistique (INS),
  • Et une valorisation accrue du potentiel économique, scientifique et social des données publiques.

L’ADOPTION DE CE MODELE VISE A :

  • Renforcer la sécurité juridique des utilisateurs ;
  • Harmoniser les pratiques entre les différents portails ODP ;
  • Aligner les pays africains sur les principes internationaux de l’Open Data ;
  • Accroître la valeur économique, sociale et scientifique des données publiques.

Open Data Watch recommande également que ces licences soient intégrées non seulement aux portails Open Data, mais aussi aux sites web institutionnels des INS.

A CET EFFET, IL EST SUGGERE :

  • De maintenir une page dédiée aux conditions d’utilisation du site ;
  • D’y intégrer une référence explicite à une licence de données ouvertes ;
  • De garantir la cohérence entre les politiques de diffusion des données et les pratiques numériques.

Afin de garantir une participation optimale à l’évaluation ODIN 2026, les pays participants ont été invités à :

  • Examiner et compléter le modèle de licence proposé ;
  • Procéder à sa validation interne ;
  • Publier la licence sur leurs plateformes ODP ou la transmettre à la BAD pour publication.

LA DATE LIMITE FIXEE POUR CET EXERCICE EST LE 22 AVRIL 2026.

A l’issue de la réunion, un document intitulé « Accord de Licence Ouverte – Modèle 2026 » a été mis à la disposition des pays, afin de faciliter la mise en œuvre des recommandations.

Ce document constitue un outil opérationnel essentiel pour :

  • Renforcer la gouvernance des données ;
  • Améliorer la transparence ;
  • Favoriser l’innovation et la réutilisation des données publiques.

Par GODOM Appolinaire
Point Focal et Administrateur ODP – République Centrafricaine


ICASEES : Validation des documents techniques de la MICS 7 à Boali

Boali, du 26 au 28 mars 2026 – Salle de conférence du Motel SEY DEI

Dans le cadre de la préparation de la septième édition de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 7), l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a organisé, du 26 au 28 mars 2026 à Boali, un atelier de validation des documents techniques plus précisément les modules complémentaires de l’enquête.

La cérémonie d’ouverture et de clôture a été présidée par M. Christian NDJEKOU, Directeur des Méthodes, Normes, Etudes et Recherches, représentant M. Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES, empêché, en présence de Monsieur Bertin YEZIA, Directeur Technique de la MICS 7.

La MICS, programme international d’enquêtes piloté par l’UNICEF, constitue un outil essentiel de production de données fiables, comparables et actualisées sur la situation des enfants et des femmes.

Dans cette dynamique, le Gouvernement de la République Centrafricaine, à travers l’ICASEES et avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF, la Banque mondiale et les agences du Système des Nations Unies, s’est engagé dans la mise en œuvre de la MICS 7.

Cet atelier s’inscrit dans la continuité des travaux préparatoires engagés depuis octobre 2025 à Boali, ayant permis de définir les priorités nationales en matière de données statistiques. Il visait principalement à adapter et valider les modules complémentaires au contexte national en faisant le lien avec le PND 2024-2028.

L’objectif principal de cet atelier était de soumettre les documents techniques de l’enquête à une revue critique approfondie en vue de leur validation finale.

De manière spécifique, il s’agissait de :

  • Examiner la pertinence des modules et des questionnaires adaptés au contexte national ;
  • Valider le plan de sondage, garant de la représentativité des données ;
  • Approuver le calendrier opérationnel ainsi que les prochaines étapes de mise en œuvre (cartographie, pré-test, formation, collecte).

L’atelier a réuni environ 60 participants issus :

  • Du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale ;
  • Des ministères sectoriels (Santé, Éducation, Genre, Énergie, Administration du Territoire, Action humanitaire) ;
  • Des agences du Système des Nations Unies (UNICEF, OMS, UNHCR, ONU Femmes) ;
  • Des partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale ;
  • Des organisations non gouvernementales.

Cette diversité d’acteurs a permis d’enrichir les échanges et de garantir une approche participative dans la validation des outils.

Les travaux se sont déroulés suivant une approche structurée, alternant :

  • Des présentations techniques des modules (ménage, femmes, enfants, hommes) ;
  • Des débats approfondis ;
  • Des sessions de validation consensuelle.

Une attention particulière a été accordée à la qualité des questionnaires, à la pertinence des indicateurs et à la cohérence méthodologique globale.

Par ailleurs, les sessions consacrées au plan de sondage et au calendrier de l’enquête ont permis d’assurer la robustesse statistique et la faisabilité opérationnelle du dispositif.

Au terme des travaux, plusieurs résultats significatifs ont été enregistrés :

  • La validation technique des modules et des questionnaires ;
  • L’adoption du plan de sondage ;
  • La validation du calendrier de mise en œuvre ;
  • L’élaboration d’un rapport final d’atelier consignant les recommandations et ajustements.

Ces acquis constituent une étape décisive vers la phase de pré-test et, à terme, le lancement de la collecte principale des données.

La MICS 7 contribuera ainsi à renforcer la disponibilité des données sur les conditions de vie des populations, en particulier des femmes et des enfants, et à soutenir les efforts du pays dans le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) et des priorités nationales.

CLOTURE

La cérémonie de clôture a été marquée par des mots d’encouragement à l’endroit des équipes techniques, soulignant l’importance des prochaines étapes, notamment la cartographie, le pré-test et la formation des agents de collecte.

Les participants ont salué la qualité de l’organisation ainsi que la richesse des échanges, dans une ambiance studieuse et collaborative.

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


ICASEES : Atelier de validation interne du projet de politique de diffusion des données

Bangui, le 23 mars 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 du projet HISWACA SOP2, financé par la Banque mondiale, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a organisé un atelier de validation interne du projet de document de Politique de Gestion, de Traitement et de Diffusion des Données.

Cet important document stratégique, piloté par la Direction du Système Informatique (DSI), vise à renforcer le cadre institutionnel de gestion des données statistiques en République Centrafricaine, en mettant l’accent sur la qualité, l’accessibilité, la sécurité et la diffusion des données publiques.

L’atelier, qui se tient du 23 au 24 mars 2026 dans la salle informatique de l’ICASEES, s’inscrit dans une dynamique de modernisation du Système Statistique National (SSN). Il a pour objectif principal de valider de manière participative un document de référence qui encadrera :

  • la production et le traitement des données statistiques ;
  • les mécanismes de partage et de diffusion ;
  • la protection et la sécurisation des données sensibles ;
  • ainsi que la promotion de l’Open Data au service du développement.

L’ouverture des travaux a été assurée par le Directeur du Système Informatique, M. Junior Gustave SEREMANDJI, assisté de Monsieur Alfred SABENDO, Consultant national.

Dans son intervention, le DSI a présenté les objectifs de l’atelier, en insistant sur la nécessité de doter l’ICASEES d’un cadre normatif moderne, aligné sur les standards internationaux en matière de gouvernance des données.

Cet atelier a réuni un large éventail de cadres dirigeants, experts et techniciens de l’ICASEES, témoignant de l’importance stratégique accordée à la gestion et à la diffusion des données.

PARMI LES PARTICIPANTS FIGURENT NOTAMMENT :

  • les Directeurs ;
  • les Chefs de services techniques ;
  • les spécialistes en suivi-évaluation ;
  • les consultants nationaux ;
  • ainsi que les cadres statisticiens et démographes.

DURANT LES DEUX JOURS DE TRAVAUX, LES PARTICIPANTS SONT APPELES A :

  • examiner en détail le contenu du document ;
  • formuler des observations et recommandations ;
  • harmoniser les approches méthodologiques ;
  • et valider une version consolidée du document.

LES DISCUSSIONS PORTENT NOTAMMENT SUR :

  • les normes de qualité des données ;
  • les procédures de validation ;
  • les formats de publication ;
  • les outils numériques de diffusion (site web, portail Open Data, NADA, REDATAM) ;
  • ainsi que les mécanismes de gouvernance et de responsabilité.

L’élaboration de cette politique constitue une avancée majeure pour l’ICASEES et pour l’ensemble du Système Statistique National. Elle permettra :

  • d’améliorer la transparence dans la gestion des données publiques ;
  • de faciliter l’accès à l’information pour les chercheurs, décideurs et partenaires ;
  • de renforcer la crédibilité des statistiques officielles ;
  • et de soutenir la prise de décision basée sur des données fiables.

CLOTURE DES TRAVAUX

Les travaux de l’atelier ont débuté ce jour et se poursuivront jusqu’au 24 mars 2026, avec pour objectif l’adoption d’un document final consensuel qui servira de référence pour la gestion et la diffusion des données en République Centrafricaine.

Par GODOM Appolinaire

Webmaster - ICASEES


ICASEES : Réunion stratégique avec les Chefs de Services Préfectoraux pour la relance des activités statistiques régionales

Bangui, le 19 mars 2026 – Salle informatique de l’ICASEES

Dans le cadre du renforcement du Système Statistique National et de la valorisation des données territoriales, le Directeur Général de l’ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, a présidé une réunion de travail stratégique avec les Chefs de Services Préfectoraux (CSP), réunis dans la salle informatique de l’Institut.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance coordonnée des activités statistiques au niveau déconcentré, en cohérence avec les orientations nationales en matière de production et de diffusion des données publiques.

La réunion a permis d’aborder plusieurs axes prioritaires visant à repositionner les services préfectoraux comme acteurs clés de la production statistique nationale.

Les principaux objectifs assignés à cette rencontre étaient les suivants :

  • relancer les activités statistiques au niveau préfectoral ;
  • renforcer la collecte des données de routine ;
  • valoriser les données régionales à travers la plateforme Open Data RCA ;
  • produire des annuaires statistiques régionaux couvrant des secteurs stratégiques tels que :
    • la santé,
    • l’éducation,
    • la justice, entre autres ;
  • appuyer les ministères sectoriels ainsi que les organisations non gouvernementales dans leurs besoins en données ;
  • renforcer la participation des CSP aux grandes opérations statistiques nationales, notamment le RGPH-4.

Dans cette dynamique, le Directeur Général a informé les participants de l’attente de l’Avis de Non-Objection (ANO) pour le lancement de la formation de 150 agents sectoriels non statisticiens, une initiative majeure visant à élargir la base de production des données et à améliorer leur qualité.

Cette approche inclusive permettra de renforcer les capacités techniques au niveau local et de favoriser une meilleure appropriation des outils statistiques par les acteurs de terrain.

Conscient des contraintes opérationnelles liées à la collecte des données en milieu préfectoral, l’ICASEES prévoit la dotation des CSP en équipements essentiels, notamment :

  • des moyens roulants pour faciliter la mobilité sur le terrain ;
  • des imprimantes ;
  • des kits de connexion satellitaire (Starlink) ;
  • du carburant ;
  • des groupes électrogènes.

Ces investissements visent à lever les obstacles logistiques majeurs et à garantir une production régulière, fiable et géographiquement représentative des données statistiques.

Les Chefs de Services Préfectoraux ont été sensibilisés à l’importance de la diffusion des données via la plateforme nationale Open Data RCA.

A cet effet, ils ont été invités à travailler en étroite collaboration avec M. Appolinaire GODOM OUALOU, Point focal et Administrateur Open Data RCA, afin de :

  • structurer les données produites au niveau régional ;
  • assurer leur qualité et leur conformité aux standards internationaux ;
  • faciliter leur diffusion et leur accessibilité au public.

Les CSP ont été informés et sensibilisés à la nécessité de produire des données régionales en vue de leur diffusion sur la plateforme Open Data RCA, en étroite collaboration avec Appolinaire GODOM OUALOU, point focal et administrateur d’Open Data RCA. Cette dynamique sera renforcée par la mise à leur disposition de moyens roulants destinés à faciliter leur mobilité dans la collecte et la production des données.

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


ICASEES : Réunion élargie d’orientation couplée à une mission de haut niveau de consultation internationale dans le cadre de la préparation du Rapport sur la Croissance et l’Emploi en RCA

Bangui, le 17 mars 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a tenu, ce mardi 17 mars 2026, une réunion élargie d’orientation consacrée à la relance des activités de routine et à la poursuite de la mise en œuvre de ses programmes opérationnels.

Placée sous la présidence du Directeur Général, M. Blaise Bienvenu ALI, cette rencontre stratégique a réuni l’ensemble des acteurs clés de l’institut, notamment :

  • les membres du Comité des Directeurs ;
  • les Chefs de Service ;
  • les spécialistes en passation des marchés, en gestion financière et en suivi-évaluation ;
  • l’auditeur interne ;
  • ainsi que les consultants en sauvegardes environnementale et sociale.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Général a mis un accent particulier sur le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, dont la mise en œuvre a accusé un retard de trois mois, principalement en raison de la mobilisation des équipes dans le cadre du dénombrement numérique.

Distribué à l’ensemble des participants, ce document stratégique a fait l’objet d’une attention particulière. Le Directeur Général a instruit les Directeurs et Chefs de service à :

  • examiner en profondeur le PTBA ;
  • intégrer les activités manquantes ;
  • et finaliser une version consolidée en vue de l’obtention de l’Avis de Non-Objection (ANO) de la Banque mondiale.

ARRIVEE D’UNE MISSION DE CONSULTATION INTERNATIONALE

La réunion a été marquée par l’arrivée d’une mission de consultation internationale dans le cadre de la préparation du Rapport sur la Croissance et l’Emploi en République Centrafricaine.

Conduite par M. Gervais YAMA, Sn Economiste et Chef du projet HISWACA SOP 2, la délégation comprenait d’éminents économistes :

  • Aleksandar STOJANOV ;
  • Mcat DAMT ;
  • Ana Maria OVIEDO.

Accueillie chaleureusement par l’assemblée, cette mission avait pour principaux objectifs :

  • recenser les données statistiques disponibles sur la croissance, l’emploi et la pauvreté ;
  • évaluer la qualité et la couverture des données existantes ;
  • identifier les lacunes statistiques ;
  • examiner les modalités d’accès aux données ;
  • et explorer les opportunités de renforcement des capacités statistiques nationales.

Revenant sur les activités majeures de l’Institut, le Directeur Général a mis en lumière le dénombrement numérique, une opération d’envergure nationale financée par la Banque mondiale dans le cadre du projet HISWACA SOP 2.

Malgré des contraintes significatives, logistiques, sécuritaires et infrastructurelles, ainsi que la coïncidence avec les élections groupées, cette opération a permis d’atteindre près de 95 % de couverture du territoire national.

Le DG a également annoncé des opérations de ratissage pour combler les insuffisances, notamment dans les nouvelles zones minières récemment identifiées, susceptibles d’abriter plus de 50 000 personnes.

Les discussions qui ont suivi ont été particulièrement riches et techniques. La mission a notamment souligné le manque de visibilité de certaines données statistiques de la République Centrafricaine, dû à des insuffisances en matière de production et de diffusion.

Un focus particulier a été porté sur les comptes nationaux, avec une série de questions approfondies auxquelles M. Roger YELE, Directeur de la Comptabilité Nationale, a apporté des réponses détaillées et éclairantes.

Les échanges se sont poursuivis avec le volet EHCVM (Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages), sous la responsabilité de Monsieur Prince KETEGAZA, Chef de Service des Prix, qui a également répondu de manière satisfaisante aux préoccupations soulevées.

Concernant l’accès aux données, le Directeur Général a donné la parole à Monsieur GODOM OUALOU Appolinaire, Webmaster et Administrateur Open Data RCA.

Ce dernier a présenté les différentes plateformes numériques de l’ICASEES, notamment :

  • le site web institutionnel ;
  • les systèmes Redatam et NADA ;
  • ainsi que la plateforme Open Data, mise en place avec l’appui du FMI et de la Banque
  • Africaine de Développement.

Cette présentation a mis en lumière les efforts en cours pour moderniser la diffusion des données statistiques et améliorer leur accessibilité au public et aux décideurs.

La rencontre s’est poursuivie par des échanges interactifs entre la mission et les équipes techniques de l’ICASEES, ponctués de suggestions et de recommandations pertinentes.

Les échanges, particulièrement riches en contenu, se sont achevés dans une ambiance conviviale, ouvrant la voie à la poursuite de la réunion élargie d’orientation consacrée à la relance des activités de routine et à la mise en œuvre des actions de l’Institut.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES


RGPH-4 : Réunion de l’équipe de veille élargie sur les activités post-dénombrement

Bangui, 27 février 2026 – Salle de conférence du DT-RGPH-4, ICASEES

Dans le cadre de la phase post-dénombrement du Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a tenu, le 27 février 2026, une réunion stratégique de l’Equipe de Veille élargie dans la salle de conférence de la Direction Technique du RGPH-4 (DT-RGPH-4).

Cette rencontre avait pour objectif principal d’examiner et de valider le chronogramme détaillé des activités post-dénombrement, de clarifier les responsabilités opérationnelles et de fixer les délais d’exécution pour chacune des étapes techniques et administratives à venir.

FIN DU DENOMBREMENT DE LA POPULATION

Les travaux ont débuté par l’examen des activités relatives à la fin du dénombrement de la population, notamment :

  • Le rapatriement du matériel et des équipements vers l’ICASEES ;
  • Le contrôle du dépôt des rapports de terrain (rapports de formation, de supervision et de coordination) ;
  • La mise en place d’équipes d’exploitation des rapports pour produire une synthèse des leçons apprises à intégrer dans le Rapport général du dénombrement ;
  • L’organisation d’un atelier de restitution du dénombrement afin de capitaliser les expériences et formuler des recommandations.

Ces actions visent à garantir une gestion rigoureuse des ressources mobilisées et une documentation complète des opérations réalisées sur le terrain.

OPERATION DE RATISSAGE DES MENAGES OMIS

La réunion a également porté sur la planification de l’opération de ratissage destinée à couvrir les ménages omis et les localités nouvellement cartographiées. Les points suivants ont été abordés :

  • Mise à jour des Aires de Dénombrement (AD) et des localités concernées ;
  • Identification du personnel de collecte (AR, CE, Admin IT) selon des critères de sélection définis ;
  • Constitution des équipes par commune ;
  • Identification et affectation des tablettes selon les AD sélectionnées ;
  • Validation du formulaire d’identification des ménages par le Call Center (Numéro Vert du Dénombrement) ;
  • Mise en place d’une équipe de communication dédiée à la gestion du Numéro Vert ;
  • Déploiement logistique (véhicules, ordres de mission, carburation, situation des paiements) ;
  • Note d’information au Ministre du Plan et au Président du CTIR ;
  • Lancement officiel de l’opération sous la supervision de l’équipe de coordination.

ENQUETE POST CENSITAIRE (EPC)

Un volet majeur des échanges a concerné l’organisation de l’Enquête Post Censitaire (EPC), étape essentielle pour évaluer la qualité et l’exhaustivité des données collectées.

Les activités prévues comprennent :

  • Elaboration des TDR pour le recrutement du Consultant International EPC ;
  • Draft de la méthodologie et des outils (questionnaires, manuels) ;
  • Validation technique des documents par le consultant ;
  • Développement des programmes CAPI (collecte, appariement et réconciliation des données) ;
  • Tirage de l’échantillon de l’EPC ;
  • Identification et formation du personnel de terrain ;
  • Lancement officiel de la collecte ;
  • Traitement, analyse et rédaction du rapport EPC ;
  • Utilisation des résultats pour un redressement éventuel des données.

EXPLOITATION, TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES DU RGPH-4

La phase technique de traitement des données constitue une étape déterminante. Elle comprend notamment :

  • Concaténation et extraction des données du serveur ;
  • Production du fichier hiérarchisé et codifié des localités ;
  • Stabilisation de la base de données ;
  • Constitution des différents fichiers extraits ;
  • Ateliers d’apurement sommaire et approfondi (imputation, redressement) ;
  • Publication des résultats provisoires ;
  • Présentation des résultats préliminaires au CTIR, à la CNR et au Conseil des Ministres.

RAPPORTS THEMATIQUES, MONOGRAPHIES ET PROJECTIONS

La réunion a validé l’ensemble du processus d’élaboration des rapports analytiques :

  • Actualisation et validation des plans de tabulation et d’analyse ;
  • Élaboration des TDR des rapports thématiques ;
  • Identification des analystes (consultants internationaux et experts nationaux) ;
  • Ateliers méthodologiques ;
  • Rédaction, lecture par le Comité de Lecture, finalisation et validation des rapports ;
  • Élaboration et validation des Monographies Régionales et des Projections Démographiques.

DIFFUSION, VALORISATION ET ARCHIVAGE

Enfin, un accent particulier a été mis sur la diffusion et la valorisation des résultats :

  • Publication des résultats définitifs du RGPH-4 ;
  • Message à la Nation du Président de la République ;
  • Mise en place de TRS et Open Data ;
  • Création de la plateforme SIG ;
  • Edition et impression des rapports ;
  • Dissémination des résultats au niveau national et préfectoral ;
  • Archivage sécurisé des données sur supports informatiques ;
  • Organisation d’un atelier national de valorisation des données du recensement.

L’accent a été mis sur la nécessité d’un suivi rigoureux afin d’assurer la traçabilité du matériel, la fiabilité des données collectées et la maîtrise des délais.

Un tableau détaillé des activités, assorti des responsables désignés et des délais d’exécution, a été présenté et validé. Cette approche méthodique vise à garantir une transition fluide entre la phase de terrain et la phase de traitement statistique.

 

Par GODOM Appolinaire
Webmaster – ICASEES


Atelier d’échanges Banque mondiale – Société civile

Bangui, le 26 février 2026 – Salle de conférence de la Banque mondiale

DIALOGUE AUTOUR DU PORTEFEUILLE DES PROJETS FINANCES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Dans une dynamique de transparence, de redevabilité et de dialogue participatif, la Banque mondiale a organisé à Bangui, les 26 et 27 février 2026, un atelier d’échanges avec les organisations de la société civile consacré à la présentation du portefeuille des projets qu’elle finance en République centrafricaine.

Ont pris part à cette session du 26 février 2026 l’équipe de la Banque mondiale, les représentants des organisations de la société civile ainsi que l’équipe de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), composée de :

  • Christian NDJEKOU, DEMNER ;
  • Jean BAPOLI, RSE – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Laurent Rock GREKOYASSI, CF ;
  • Mme Olga NAMKIANGA, SMP – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Louis Black KOFFI ELOCKA, Auditeur interne – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • François BATAWALIGBA, SSES – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Jasmin GOMOKPO, Comptable – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Appolinaire GODOM OUALOU, Webmaster – ICASEES.

Cette rencontre avait pour objectif principal de permettre aux acteurs de la société civile de mieux comprendre les interventions en cours, leurs résultats, leurs mécanismes de mise en œuvre ainsi que les impacts attendus sur le développement économique et social du pays.

PRESENTATION DU PORTEFEUILLE DES PROJETS PAR LA BANQUE MONDIALE

La première séquence des travaux a été marquée par une présentation détaillée du portefeuille des projets financés par la Banque mondiale en République centrafricaine.

La présentation a mis en évidence l’alignement stratégique entre :

  • les priorités gouvernementales (paix, sécurité, redressement économique et cohésion sociale) ;
  • le Cadre de Partenariat Pays (CPP 2021–2025) ;
  • le futur Cadre de Partenariat Pays (CPF 2026–2031) ;
  • le Plan National de Développement (PND 2024–2028).

DONNEES GLOBALES DU PORTEFEUILLE

  • Portefeuille actif : 1,3 milliard USD ;
  • 11 projets nationaux : 946,83 millions USD ;
  • 3 projets régionaux : 360 millions USD ;
  • Solde non décaissé : 878,4 millions USD (67,2 %) ;
  • Taux de proactivité : 100 % depuis 2020-2021 ;
  • Taille moyenne d’un projet : 93,3 millions USD ;
  • Projets à problème : 3.

Les secteurs prioritaires concernent notamment l’éducation, l’agriculture, l’énergie, la gouvernance numérique, les infrastructures urbaines, le transport, la santé et la compétitivité économique.

Parmi les projets majeurs présentés figurent :

  • PARE (Education) : amélioration de l’accès et de la qualité de l’enseignement avec la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires et la formation massive d’enseignants ;
  • PRUCAC (Agriculture & Nutrition) : réponse à la crise alimentaire à travers l’appui aux ménages vulnérables et la distribution d’intrants agricoles ;
  • PARSE (Energie) : augmentation de la capacité énergétique et élargissement de l’accès à l’électricité ;
  • PGNSP (Gouvernance numérique) : modernisation de l’administration publique et promotion de la transparence ;
  • PROVIR (Développement urbain) : réhabilitation d’infrastructures sociales à Bangui et Berberati ;
  • PURIC et PRACAC (Transport et corridors régionaux) : amélioration de la connectivité routière et numérique.

La présentation a également abordé les projets régionaux, notamment HISWACA, dédié à l’harmonisation et à la modernisation des systèmes statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, dont la composante nationale est mise en œuvre par l’ICASEES.

ANALYSE DES RISQUES ET DEFIS DU PORTEFEUILLE

La Banque mondiale a présenté une analyse lucide des contraintes affectant la mise en œuvre des projets :

  • contexte sécuritaire fragile ;
  • capacités institutionnelles limitées ;
  • lenteurs administratives et retards de décaissement ;
  • défis environnementaux et sociaux ;
  • risques de soutenabilité financière et de coordination inter-projets.

Malgré ces défis, des progrès significatifs ont été enregistrés, témoignant d’une dynamique positive d’investissement en faveur du développement national.

Les représentants de la société civile ont salué cette démarche inclusive, favorisant une meilleure compréhension des actions menées et renforçant la confiance entre partenaires techniques, institutions publiques et citoyens.

INTERVENTION DE L’ICASEES : AVANCEES DU PROJET STATISTIQUE HISWACA SOP 2

Conformément à l’agenda établi pour cette première journée consacrée au secteur statistique, l’ICASEES a présenté les avancées enregistrées grâce au projet HISWACA SOP 2.

La présentation a été assurée par M. Jean Noël BAPOLI, Spécialiste en Suivi-Évaluation du projet.

L’exposé a retracé l’évolution institutionnelle de l’ICASEES depuis la création du premier service statistique en 1958 jusqu’à son statut actuel d’Institut national de statistique, consacré par le décret n°06.238 de 2006.

Grâce à l’appui du projet, plusieurs progrès majeurs ont été réalisés :

  • transition de la collecte papier (PAPI) vers la collecte numérique (CAPI) ;
  • mise en place d’un laboratoire de cartographie numérique ;
  • archivage et digitalisation des données statistiques ;
  • amélioration de l’accessibilité aux données ;
  • modernisation du site web institutionnel.
  • renforcement des capacités humaines.

PRINCIPALES REALISATIONS

  • RGPH-4 numérique, étape historique pour la connaissance précise de la population ;
  • Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) ;
  • appui aux statistiques sectorielles et production d’annuaires statistiques ;
  • modernisation des outils de diffusion des données et des plateformes ouvertes.

Le projet soutient également des réformes institutionnelles majeures, notamment l’actualisation de la loi statistique et la construction future d’un bâtiment administratif R+5 destiné à améliorer durablement les conditions de travail.

Malgré ces avancées, des défis persistent : insuffisance de ressources humaines, contraintes logistiques, dépendance financière vis-à-vis des partenaires, absence d’un centre national de données et difficultés logistiques liées à l’état des routes et à l’insécurité dans certaines zones.

M. Jean Noel BAPOLI a insisté sur le rôle central des données statistiques dans l’élaboration des politiques publiques fondées sur des preuves, soulignant que la qualité des décisions dépend directement de la qualité de l’information disponible.

SESSION DE QUESTIONS–REPONSES

A l’issue des présentations, une série d’échanges particulièrement animés s’est engagée avec les représentants de la société civile.

Les questions ont porté notamment sur :

  • l’accessibilité des données statistiques ;
  • la transparence dans l’utilisation des financements ;
  • la pérennité des acquis après les projets ;
  • la gestion des plaintes ;
  • l’harmonisation des données statistiques officielles ;
  • l’implication des acteurs locaux dans la production des données.

Les discussions, parfois vives mais constructives, ont permis d’apporter des clarifications importantes. Les réponses fournies par les équipes de la Banque mondiale et de l’ICASEES ont été jugées satisfaisantes, contribuant à renforcer la compréhension mutuelle et la confiance entre les parties prenantes.

Cet atelier a ainsi constitué un espace privilégié de dialogue direct entre partenaires techniques et financiers, institutions publiques et société civile.

Il a permis de mettre en évidence le rôle stratégique du système statistique dans le suivi des politiques publiques et dans l’évaluation des actions de développement.

 

Par GODOM
Webmaster – ICASEES


ICASEES :  Lancement de la troisième phase de collecte des données pour le calcul des indices des activités économiques des entreprises

Bangui, le 18 février 2026 – ICASEES, Salle de conférence du DT-RGPH-4

Dans le cadre du renforcement du système national de production des statistiques économiques, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), à travers son Service des Statistiques d’Entreprise, a engagé une nouvelle phase de collecte de données auprès des entreprises opérant sur le territoire national. Cette opération stratégique vise à produire et actualiser les principaux indicateurs conjoncturels, notamment l’Indice de la Production Industrielle (IPI) et l’Indice du Chiffre d’Affaires (ICA), indispensables à l’analyse de la performance économique nationale.

UNE OPERATION ESSENTIELLE POUR LE SUIVI DE LA CONJONCTURE ECONOMIQUE

Cette activité s’inscrit dans la poursuite des travaux préparatoires relatifs au rebasage des indices des activités économiques des entreprises, conformément aux normes statistiques internationales et aux exigences de modernisation du système statistique national. Elle intervient également dans un contexte de rattrapage des retards observés dans la production de ces indicateurs, en raison de contraintes opérationnelles antérieures.

A cet effet, après la réalisation avec succès des premières et deuxièmes phases, qui ont permis de collecter les données couvrant les trois derniers trimestres de l’année 2024 ainsi que les deux premiers trimestres de l’année 2025, l’ICASEES lance la troisième phase de collecte portant sur les troisièmes et quatrièmes trimestres de l’année 2025. Cette nouvelle étape permettra de compléter les séries statistiques et de garantir la régularité de la production des indicateurs économiques conjoncturels.

UNE MISSION OFFICIELLE AUPRES DES ENTREPRISES PUBLIQUES ET PRIVEES

Conformément à l’ordre de mission établi, les cadres de l’ICASEES sont autorisés à se rendre auprès des structures étatiques, paraétatiques et privées sélectionnées dans l’échantillon national des entreprises. L’objectif principal est de collecter les informations statistiques nécessaires au calcul :

  • de l’Indice de la Production Industrielle (IPI), qui mesure l’évolution du volume de la production dans le secteur industriel ;
  • et de l’Indice du Chiffre d’Affaires (ICA), qui permet de suivre l’évolution des ventes réalisées par les entreprises.

Ces indicateurs constituent des outils essentiels pour évaluer la dynamique de l’activité économique, orienter les politiques publiques et appuyer la prise de décision des autorités nationales ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Cette opération est mise en œuvre dans le cadre du projet régional HISWACA SOP2, qui vise à renforcer les capacités statistiques des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Plus précisément, elle s’inscrit dans la composante relative au « Rebasage des indices des activités économiques des entreprises », prévue dans les Termes de Référence du projet, sous la rubrique « Enquêtes de suivi ».

A travers cette initiative, l’ICASEES poursuit ses efforts de modernisation de la production statistique, en veillant à améliorer la qualité, la fiabilité et la disponibilité des données économiques.

L’ICASEES invite l’ensemble des entreprises concernées à réserver un accueil favorable aux agents enquêteurs et à leur fournir des informations exactes, complètes et dans les délais requis. Il convient de rappeler que les données collectées sont strictement confidentielles et utilisées exclusivement à des fins statistiques, conformément aux dispositions légales en vigueur.

La participation active des entreprises constitue un levier fondamental pour la production de statistiques économiques fiables, indispensables à la planification du développement, à l’amélioration du climat des affaires et au suivi des performances de l’économie nationale.

 

Par GODOM Appolinaire

Webmaster - ICASEES


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