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ACTUALITES

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ICASEES : Résultats encourageants au pré-test et au post-test de la formation des formateurs sur la pratique du PEV au quotidien – Juin 2026

Bangui, 24 juin 2026

Dans le cadre de la préparation de la campagne de vaccination utilisant le vaccin oral contre la poliomyélite de nouvelle génération (nOPV2), l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a pris une part active au processus de renforcement des capacités des acteurs chargés du monitorage indépendant des flacons de vaccins.

Le 20 juin 2026, une session de formation des formateurs sur la pratique quotidienne du Programme Élargi de Vaccination (PEV) a été organisée afin de préparer efficacement les superviseurs des moniteurs indépendants des flacons (SMIF) et les différents acteurs impliqués dans le suivi de la campagne. Cette activité s'inscrit dans le cadre du partenariat entre l'ICASEES, le Ministère de la Santé et de la Population, le Programme Élargi de Vaccination (PEV), l'UNICEF et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

GARANTIR LA QUALITE DES DONNEES DE VACCINATION

Le monitorage indépendant des flacons constitue aujourd'hui un élément clé de la gestion des campagnes de vaccination. Il permet de s'assurer du respect des procédures de gestion des vaccins, du suivi des stocks, de la chaîne du froid, de la traçabilité des flacons et de la remontée rapide des informations de terrain. Les superviseurs et moniteurs sont ainsi appelés à contrôler plusieurs indicateurs stratégiques avant, pendant et après les campagnes de vaccination.

Afin de mesurer l'efficacité de la formation dispensée, les participants ont été soumis à un pré-test avant les sessions pédagogiques puis à un post-test à l'issue de la formation.

DES RESULTATS GLOBALEMENT SATISFAISANTS

L'analyse comparative des résultats du pré-test et du post-test met en évidence une amélioration notable du niveau de connaissances de la majorité des participants.

Les résultats obtenus montrent que plusieurs candidats ont atteint ou dépassé les objectifs de performance fixés pour la validation de la formation. Une grande proportion des participants a obtenu des scores compris entre 87 % et 100 % au post-test, témoignant d'une bonne assimilation des contenus techniques relatifs :

  • à la gestion des vaccins ;
  • au monitorage indépendant des flacons nOPV2 ;
  • à la chaîne du froid ;
  • à la collecte et à la transmission des données ;
  • au contrôle de qualité des informations recueillies sur le terrain ;
  • aux procédures de supervision et de suivi-évaluation.

Les performances observées démontrent l'engagement des participants ainsi que la pertinence de l'approche pédagogique adoptée lors de cette session de formation.

Resultats

CLASSEMENT DES PARTICIPANTS ET SELECTION DES MEILLEURS PROFILS

A l'issue de l'évaluation, un classement général a été établi afin d'identifier les candidats ayant obtenu les meilleures performances.

Parmi les participants les mieux classés figurent notamment :

  1. Gambor Dieu Beni ;
  2. Dingote Mandengia José ;
  3. Gbissigui Otopkio Dasiel ;
  4. Bozoumna Roy ;
  5. Nganawara Boris ;
  6. Faradanga Josia ;
  7. Andayen Rufine ;
  8. Dongombe Wendy ;
  9. Lamango Davy ;
  10. Bissefi Beya Fanny.

Ces résultats mettent en évidence le niveau d'engagement des participants ainsi que la qualité des apprentissages réalisés durant la formation.

Photo de famille des participants

UNE PARTICIPATION EQUILIBREE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

La session a enregistré la participation de 33 candidats, répartis entre :

  • 16 femmes, soit 48 % des participants ;
  • 17 hommes, soit 52 % des participants.

Cette répartition illustre les efforts continus visant à promouvoir la participation féminine dans les activités statistiques, sanitaires et de suivi-évaluation.

Par ailleurs, les résultats globaux indiquent que 25 participants ont satisfait aux critères de réussite, constituant ainsi un vivier de ressources qualifiées pour accompagner les opérations de terrain.

LE ROLE STRATEGIQUE DE L'ICASEES

Dans le dispositif national de monitorage des flacons nOPV2, l'ICASEES assure plusieurs responsabilités majeures, notamment :

  • l'identification et la sélection des superviseurs et moniteurs ;
  • l'organisation des formations ;
  • la coordination du déploiement des équipes sur le terrain ;
  • l'appui logistique aux activités de collecte ;
  • le suivi de la qualité des données recueillies ;
  • la gestion administrative et financière des opérations qui lui sont confiées.

Grâce à son expertise reconnue dans les opérations statistiques et les enquêtes de terrain, l'Institut contribue activement à renforcer la fiabilité des informations produites dans le cadre des campagnes nationales de santé publique.

Les résultats enregistrés lors de cette session de formation constituent un signal encourageant pour la réussite des activités de monitorage indépendant des flacons nOPV2 en République Centrafricaine.

Ils témoignent non seulement de la qualité des formations dispensées, mais également de la capacité des acteurs nationaux à mettre en œuvre des mécanismes rigoureux de contrôle et de suivi des campagnes sanitaires.

A travers cette initiative, l'ICASEES réaffirme son engagement à accompagner le Gouvernement, le PEV et ses partenaires techniques et financiers dans la production de données fiables, la promotion de la qualité statistique et le renforcement des systèmes d'information indispensables à la prise de décision.

FELICITATIONS A L'ENSEMBLE DES PARTICIPANTS

L'ICASEES adresse ses félicitations à tous les participants ayant pris part à cette formation et salue l'appui constant du Ministère de la Santé et de la Population, du Programme Élargi de Vaccination (PEV), de l'UNICEF et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour leur contribution à la réussite de cette activité.

 

ICASEES – Produire des statistiques fiables pour éclairer les décisions et accompagner le développement de la République Centrafricaine.

GODOM Appolinaire
Webmaster / Point focal Open Data et diffusion statistique – ICASEES


ICASEES : Du nouveau sur le site web de l’ICASEES, le portail Open Data et l’espace ODIN !

Bangui, le 23 juin 2026

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation de la diffusion statistique et de promotion des données ouvertes, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) poursuit l’amélioration continue de ses plateformes numériques afin de rendre les données statistiques nationales plus accessibles, plus visibles et plus réutilisables.

SITE WEB DE L’ICASEES : UNE EXPÉRIENCE UTILISATEUR RENOUVELEE

Plusieurs innovations ont été apportées à la page d’accueil du site web de l’ICASEES afin d’offrir aux visiteurs un environnement moderne, interactif et adapté aux standards actuels du web.

Les principales améliorations portent notamment sur :

  • Le remplacement progressif des anciens tableaux présentés sous forme d’images par des tableaux dynamiques, interactifs et responsifs, garantissant une meilleure lisibilité sur ordinateur, tablette et smartphone ;
  • L’intégration de nouveaux effets visuels et d’éléments graphiques modernes améliorant l’expérience utilisateur et facilitant l’accès à l’information statistique ;
  • Une meilleure mise en valeur des statistiques de consultation des pages et des compteurs de téléchargement des publications, permettant d’apprécier l’intérêt porté aux différents produits statistiques de l’Institut ;
  • L’affichage plus visible des licences de diffusion des données sous forme de badges explicites, renforçant la transparence, la réutilisation et la valorisation des données ouvertes ;
  • Une navigation plus intuitive permettant un accès rapide aux principales ressources statistiques et documentaires de l’ICASEES.

PORTAIL OPEN DATA (ODP 1.0) : UNE PAGE D’ACCUEIL MODERNE ET ATTRACTIVE

La page d’accueil du Portail Open Data de la République Centrafricaine (ODP 1.0) a également bénéficié d’une importante amélioration graphique et fonctionnelle.

Les utilisateurs peuvent désormais accéder rapidement aux principales plateformes statistiques à travers de grands boutons modernes, colorés et interactifs offrant une navigation simple et conviviale.

Ces accès directs permettent notamment de rejoindre :

  • Le site web de l’ICASEES ;
  • La plateforme NADA ;
  • Le calendrier de diffusion statistique ;
  • Les données sectorielles du Système Statistique National (SSN) ;
  • Les jeux de données statistiques ;
  • Les espaces dédiés aux indicateurs et tableaux de bord.

Cette nouvelle présentation améliore considérablement l’ergonomie du portail et facilite la découverte des différentes ressources statistiques mises à la disposition du public.

Portail ODP 1.0 RCA

ODIN RCA : UNE NOUVELLE INTERFACE MODERNE POUR LES DONNÉES OUVERTES

L’espace ODIN RCA (Open Data Inventory) a lui aussi été profondément modernisé afin de répondre aux exigences internationales en matière de diffusion et de réutilisation des données ouvertes.

La nouvelle interface propose :

  • Une présentation plus claire et plus moderne des catégories statistiques ;
  • Un moteur de recherche facilitant l’identification rapide des indicateurs ;
  • Une navigation simplifiée et adaptée aux différents supports numériques ;
  • Une meilleure organisation des données et des métadonnées associées.

Par ailleurs, chaque indicateur dispose désormais d’un ensemble complet d’accès directs permettant aux utilisateurs d’exploiter les données dans plusieurs formats ouverts et interopérables.

Pour chaque indicateur, les utilisateurs peuvent désormais accéder directement aux :

  • Données ;
  • Métadonnées ;
  • SDMX ;
  • CSV ;
  • JSON ;
  • Licence de diffusion.

L’intégration systématique des formats CSV et JSON constitue une avancée importante vers une meilleure réutilisation des données statistiques nationales par les chercheurs, analystes, étudiants, développeurs, partenaires techniques et financiers ainsi que le grand public.

Cette évolution contribue également à renforcer la conformité de l’ICASEES aux standards internationaux de l’Open Data et aux critères d’évaluation de l’initiative Open Data Watch (ODIN).

Portail ODIN (Open Data Inventory)

NOUS VOUS INVITONS EGALEMENT A DECOUVRIR ET A EXPLORER RÉGULIEREMENT NOS ESPACES DEDIES :

  • ODIN RCA (Open Data Inventory) ;
  • SSN (Système Statistique National) ;
  • NADA (National Data Archive) ;
  • Portail Open Data de la République Centrafricaine.

L’ensemble de ces améliorations s’inscrit dans la vision de l’ICASEES visant à moderniser la diffusion statistique, promouvoir les données ouvertes, renforcer la transparence et garantir au public un accès permanent à une information statistique fiable, accessible et de qualité.

BONNE VISITE SUR LES PLATEFORMES NUMÉRIQUES DE L’ICASEES !

GODOM Appolinaire

Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Renforcement des capacites des acteurs de la mise en œuvre du projet HISWACA SOP 2

Bangui, du 22 juin au 3 juillet 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

Après avoir conduit avec succès les travaux d’actualisation de la Stratégie de Passation des Marchés du Projet pour Promouvoir le Développement (PPSD) et l’examen approfondi du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 en avril dernier, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) franchit une nouvelle étape décisive dans la mise en œuvre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA-SOP 2), financé par la Banque mondiale.

Du 22 juin au 3 juillet 2026, l’ICASEES accueille une importante session de renforcement des capacités destinée aux principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet HISWACA-SOP 2. Cette formation de deux semaines est animée par M. Itchi Gnon AYINDO, Consultant international en passation des marchés, qui accompagne l’ICASEES depuis plusieurs mois dans le cadre du renforcement de la gouvernance et de la performance du projet. Elle réunit les membres du Comité de Direction, les Chefs de Services ainsi que l’équipe fiduciaire du projet.

Cette activité s’inscrit dans le prolongement direct des travaux stratégiques organisés du 24 au 27 avril 2026, au cours desquels le même consultant, M. Itchi Gnon AYINDO, avait conduit les séances d’actualisation de la Stratégie de Passation des Marchés du Projet pour Promouvoir le Développement (PPSD) ainsi que l’examen approfondi du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026. Cette continuité traduit la volonté de l’ICASEES de consolider les acquis de la planification stratégique par un renforcement ciblé des compétences des acteurs chargés de l’exécution des activités et des marchés du projet.

Ces travaux avaient permis d’examiner chaque activité programmée, d’identifier les acquisitions nécessaires à leur réalisation et de renforcer l’alignement entre les objectifs techniques du projet, la programmation budgétaire et les procédures de passation des marchés.

Extrait de vue des participants à l'atelier

L’exercice avait notamment porté sur un portefeuille d’activités financées à hauteur de 7,545 milliards de FCFA, couvrant plusieurs opérations structurantes destinées à renforcer durablement le Système Statistique National (SSN) de la République Centrafricaine.

L’étape actuelle vise désormais à doter les responsables de mise en œuvre des connaissances et outils nécessaires pour exécuter efficacement les marchés identifiés et assurer une gestion conforme aux exigences de la Banque mondiale.

La formation est organisée autour de dix modules couvrant l’ensemble du cycle de passation des marchés, depuis la planification jusqu’au suivi de l’exécution des contrats.

Le premier module, consacré au Cadre institutionnel et aux problèmes systémiques en passation des marchés, constitue une étape fondamentale de diagnostic et d’appropriation des responsabilités institutionnelles.

Animé par M. Itchi Gnon AYINDO, ce module permet aux participants de mieux comprendre le rôle des différents acteurs intervenant dans la chaîne de passation des marchés, notamment :

  • les autorités contractantes ;
  • les personnes responsables des marchés publics (PRMP) ;
  • les spécialistes en passation des marchés ;
  • les organes de contrôle interne et externe ;
  • les commissions d’évaluation ;
  • les soumissionnaires et titulaires de marchés ;
  • ainsi que les Partenaires Techniques et Financiers.

Extrait de vue des participants à l'atelier

L’accent est également mis sur l’identification des contraintes récurrentes qui ralentissent les procédures de passation, notamment les insuffisances de planification, les retards dans la préparation des dossiers, les lenteurs administratives, les problèmes de coordination entre acteurs ou encore certaines perceptions pouvant affecter la transparence et la confiance dans le système.

Au-delà du cadre institutionnel, la formation aborde plusieurs thématiques opérationnelles essentielles, notamment :

  • le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale ;
  • la planification stratégique des acquisitions ;
  • l’élaboration des spécifications techniques ;
  • la préparation des termes de référence (TDR) ;
  • les procédures de présélection et d’évaluation ;
  • l’analyse des offres et propositions ;
  • la gestion des contrats ;
  • ainsi que les mécanismes de suivi et de contrôle des marchés.

Des travaux de groupes, études de cas pratiques et exercices d’application permettent aux participants de renforcer leurs compétences et d’améliorer leur maîtrise des procédures applicables aux projets financés par la Banque mondiale.

Le projet HISWACA-SOP 2 constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de modernisation du système statistique centrafricain.

Sous le leadership de M. Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES et Coordonnateur National du Projet, plusieurs opérations statistiques majeures sont programmées ou en cours de préparation, notamment :

  • le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) ;
  • l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) ;
  • le Répertoire Général des Entreprises (RGE) ;
  • le Recensement Général de l’Agriculture (RGA) ;
  • les futures enquêtes MICS ;
  • ainsi que d’autres activités structurantes destinées à renforcer la disponibilité des données pour le suivi des politiques publiques et des Objectifs de Développement Durable (ODD).

M. Itchi Gnon AYINDO

Dans ce contexte, la maîtrise des procédures de passation des marchés constitue un facteur déterminant pour garantir le respect des délais, la qualité des acquisitions et la bonne exécution des activités programmées.

L’accompagnement de M. Itchi Gnon AYINDO permet ainsi de consolider les acquis des travaux d’actualisation de la Stratégie de Passation des Marchés du Projet pour Promouvoir le Développement (PPSD) et du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, tout en renforçant durablement les capacités des équipes chargées de conduire les procédures de passation des marchés nécessaires à la réussite du projet HISWACA-SOP 2.

La première journée de formation, tenue le 22 juin 2026, a été marquée par des échanges particulièrement riches entre les participants. Les membres du Comité de Direction, les Chefs de Services et l’équipe fiduciaire ont activement pris part aux discussions portant sur le cadre institutionnel de la passation des marchés et les principaux défis susceptibles d’affecter la mise en œuvre des activités du projet. Plusieurs préoccupations ont été soulevées concernant les rôles des différents acteurs, les mécanismes de contrôle, les délais de traitement des dossiers ainsi que les responsabilités des parties prenantes impliquées dans le processus de passation des marchés.

Ces débats ont permis au Spécialiste en Passation des Marchés (SPM) du projet d’apporter des éclaircissements techniques et des éléments de justification sur les procédures en vigueur. De son côté, l’animateur principal, M. Itchi Gnon AYINDO, a répondu de manière détaillée aux différentes préoccupations exprimées par les participants, favorisant ainsi une meilleure compréhension des mécanismes de gouvernance des marchés financés par la Banque mondiale et une appropriation renforcée des exigences applicables au projet.

Il convient également de souligner que l’ensemble des participants dispose d’une documentation technique particulièrement riche, composée de plusieurs manuels, règlements et supports pédagogiques totalisant plus de 500 pages, qui serviront de référence tout au long des deux semaines de formation. Cette importante base documentaire permettra aux participants d’approfondir les notions abordées et de disposer d’outils pratiques pour l’exercice de leurs responsabilités.

Dans ses conclusions, le consultant a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre le respect rigoureux des procédures et l’efficacité opérationnelle. Il a rappelé que les mécanismes de contrôle constituent un pilier essentiel pour garantir la transparence, l’intégrité et la conformité des marchés publics, mais qu’ils ne doivent pas devenir une source de lourdeurs administratives ou de retards excessifs dans l’exécution des activités.

Il a également souligné que les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, disposent d’un droit de regard sur les marchés qu’ils financent, conformément aux accords de financement. Toutefois, il a encouragé l’ensemble des acteurs à faire preuve de professionnalisme, d’objectivité, de discernement et de bon sens dans l’examen des dossiers et l’évaluation des offres, rappelant qu’aucune offre n’est parfaite à tous égards et que l’objectif premier demeure l’atteinte des résultats du projet dans le respect des principes de bonne gouvernance.

Cette conclusion constitue une transition naturelle vers les modules techniques qui seront développés au cours des prochains jours, notamment ceux consacrés au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale, à la planification des acquisitions, à l’évaluation des offres, à la sélection des consultants ainsi qu’au suivi et à la gestion des contrats.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
PF ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Lancement de l’Appel d’Offres International pour la Construction de son Futur Immeuble R+5

Bangui, juin 2026 – Direction Générale de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) informe les entreprises nationales et internationales spécialisées dans le domaine du bâtiment et des travaux publics du lancement officiel de l’Appel d’Offres International relatif à la construction de son futur immeuble R+5 à Bangui.

Ce projet d’envergure est financé dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA-SOP 2), avec l’appui de la Banque mondiale.

La réalisation de cette infrastructure moderne s’inscrit dans la vision de modernisation institutionnelle portée par la Direction Générale de l’ICASEES afin de renforcer durablement les capacités opérationnelles de l’Institut et de répondre aux exigences croissantes liées à la production statistique, à la transformation numérique et à la gestion des grands programmes statistiques nationaux.

Le futur immeuble R+5 constituera un cadre de travail moderne répondant aux normes techniques et administratives requises pour accompagner les missions de l’ICASEES au service du développement économique et social de la République Centrafricaine.

Les entreprises intéressées sont invitées à consulter attentivement le Dossier d’Appel d’Offres qui précise les conditions de participation, les critères de qualification, les spécifications techniques ainsi que les modalités de soumission.

Conformément à l’avis publié, les offres devront être déposées au plus tard le 27 juillet 2026 à 13h30 (heure de Bangui) au secrétariat particulier de la Direction Générale de l’ICASEES.

L’ouverture des plis interviendra le même jour en présence des représentants des soumissionnaires qui souhaiteront y assister.

À travers ce projet structurant, l’ICASEES réaffirme son engagement en faveur du renforcement des infrastructures publiques, de la transparence dans la passation des marchés et de la modernisation du système statistique national.

Les entreprises qualifiées sont invitées à télécharger le Dossier d’Appel d’Offres ci-dessous et à soumettre leurs propositions conformément aux dispositions du marché.

Télécharger le Dossier d'Appel d'Offres (DAO) : 

Avis d'appel d'offre Immeuble R+5 ICASEES

DAO N°10_ADDENDUM N°1

 

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES


RECENSEMENTS 2030 : Les Experts des pays francophones d’Afrique réunis a Lomé pour s’approprier les nouvelles normes internationales

Lomé (Togo), du 15 au 19 juin 2026 - Hôtel Sarakawa

La République Centrafricaine, à travers l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), participe activement à l’atelier régional sur le Programme mondial des recensements de la population et de l’habitat du cycle 2030, organisé par le Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en collaboration avec la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la Division de Statistique des Nations Unies (UNSD), l’Office for National Statistics (ONS) du Royaume-Uni et le Gouvernement togolais. Cette rencontre de cinq jours, qui se tient à l’Hôtel Sarakawa de Lomé sous le thème « Normes internationales et approches novatrices », réunit les principaux acteurs africains de la statistique afin de s’approprier les nouvelles recommandations internationales et de préparer efficacement le cycle 2030 des recensements de la population et de l’habitat.

Cette importante rencontre régionale réunit des responsables des Instituts Nationaux de Statistique, des coordonnateurs de recensement, des experts en démographie, en cartographie, en traitement des données, en technologies de l’information et de la communication, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers venus de nombreux pays francophones d’Afrique, notamment du Cameroun, du Congo, du Tchad, de Sao Tomé-et-Principe et de la République Centrafricaine.

La délégation centrafricaine est conduite par M. Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES et Coordonnateur National du projet HISWACA SOP 2, accompagné de M. Franck Elvis MATKOSS, Directeur Technique du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4). Parmi les participants figurent également plusieurs experts de haut niveau, dont Mme Prêche EWEK, spécialiste des systèmes de collecte numérique CAPI de la République du Congo.

Placé sous le thème « Normes internationales et approches novatrices », cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanges et de partage d’expériences entre les pays africains engagés dans la préparation du cycle 2030 des recensements. Les travaux visent notamment à renforcer les capacités des responsables des opérations censitaires, à promouvoir l’adoption des nouvelles recommandations internationales des Nations Unies et à encourager l’utilisation des innovations technologiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité des données statistiques produites sur le continent.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de la Planification du Développement et de la Coopération du Togo, qui a souligné l’importance des recensements dans la production des statistiques officielles indispensables à la planification du développement et à la prise de décision.

Selon lui, le cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) réalisé au Togo a permis de disposer de données actualisées sur la population et d’établir une nouvelle base de projection démographique au service des politiques publiques.

 

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de la Planification du Développement et de la Coopération du Togo

L’objectif principal de cet atelier est de permettre aux pays africains de mieux comprendre les nouvelles orientations méthodologiques adoptées par les Nations Unies pour le cycle 2030 des recensements de la population et de l’habitat.

Les participants échangent notamment sur :

  • les nouvelles normes et recommandations internationales ;
  • les innovations technologiques appliquées aux recensements ;
  • l’utilisation des outils numériques et géospatiaux ;
  • les expériences nationales réussies ;
  • les défis liés au financement, à la sécurité et à la qualité des données ;
  • les mécanismes de coopération entre les systèmes statistiques nationaux.

Les travaux visent également à renforcer les capacités techniques des responsables de recensement afin de leur permettre de mieux préparer les futures opérations censitaires.

LE RECENSEMENT, UN OUTIL ESSENTIEL POUR LE DEVELOPPEMENT

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont rappelé que les recensements demeurent un pilier fondamental des systèmes statistiques nationaux.

Le représentant du Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a souligné que les recensements vont bien au-delà du simple dénombrement de la population. Ils fournissent des informations essentielles sur les caractéristiques démographiques, économiques et sociales des populations et constituent un instrument majeur pour la planification du développement.

Les représentants de la CEDEAO, de la CEMAC, d’AFRISTAT et de STATAFRIC ont également insisté sur le rôle des recensements dans le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi que de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

L’EXPERIENCE DU RGPH-4 CENTRAFRICAIN MISE EN VALEUR

Les échanges ont également permis aux pays participants de partager leurs expériences nationales.

Pour la République Centrafricaine, cette rencontre constitue une occasion de présenter les avancées réalisées dans le cadre du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), conduit avec l’appui de la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2.

Cette opération a marqué une étape importante dans la modernisation des statistiques nationales grâce à l’utilisation des technologies numériques pour la cartographie, la collecte et le traitement des données. L’expérience centrafricaine rejoint ainsi la dynamique régionale visant à promouvoir des recensements plus efficaces, plus rapides et davantage fondés sur les nouvelles technologies.

Participants de Cameroun, du Congo, du Tchad, de Sao Tomé-et-Principe et de la République Centrafricaine.

COORDINATION DES RECENSEMENTS EN AFRIQUE

Les participants examineront durant les cinq jours de travaux les principales évolutions observées au niveau mondial et les possibilités d’adaptation aux réalités africaines.

A l’issue de l’atelier, un calendrier collaboratif d’appui aux opérations de recensement sera élaboré par les instances de coordination africaines afin de renforcer l’accompagnement technique des pays engagés dans le cycle 2030.

Les conclusions de Lomé devraient ainsi contribuer à améliorer la préparation des futurs recensements et à renforcer la production de données statistiques fiables au service des politiques publiques et du développement durable en Afrique.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal Open Data Platform (ODP) / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Briefing sur le Monitorage Indépendant des Flacons nOPV2 en République Centrafricaine

Bangui, le 20 juin 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

Dans le cadre du renforcement du système de suivi, de contrôle et de redevabilité des vaccins utilisés lors des campagnes de riposte contre la poliomyélite, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a organisé, le 20 juin 2026 à Bangui, une séance de briefing consacrée au Monitorage Indépendant des Flacons du vaccin nOPV2 (MIF nOPV2).

La rencontre a été présidée et animée par M. Juvénal BANDEPOU, Chef de Service des Études et Recherches de l’ICASEES et Point Focal du Monitorage Indépendant des Flacons nOPV2. Elle a réuni les cadres techniques de l’Institut ainsi que les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre des activités de monitorage des flacons de vaccins contre la poliomyélite en République Centrafricaine. La session a également enregistré la participation de M. Didier MAHUNDE, CCL-VM à l’UNICEF, assisté de M. Daouda BAMOGO, Consultant de l’UNICEF, venus apporter leur expertise technique et partager les orientations stratégiques relatives au dispositif de suivi des vaccins nOPV2.

Le briefing a permis de rappeler le contexte de mise en œuvre du Monitorage Indépendant des Flacons nOPV2 en République Centrafricaine. Face à la circulation du poliovirus dérivé d’une souche vaccinale de type 2 (cVDPV2), le pays a organisé plusieurs campagnes de riposte vaccinale avec l’appui du Programme Élargi de Vaccination (PEV), de l’UNICEF, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de nombreux partenaires techniques et financiers.

A cette occasion, M. Didier MAHUNDE, principal intervenant de la session, a animé une présentation détaillée à l’aide d’un support PowerPoint richement documenté. Son exposé a porté sur les principes fondamentaux du monitorage indépendant des flacons, les exigences internationales de redevabilité vaccinale, les mécanismes de suivi des stocks, les procédures de récupération et de destruction des flacons ainsi que les résultats enregistrés lors des précédentes campagnes de vaccination. Il a également insisté sur l’importance de la qualité des données, du respect des procédures opérationnelles normalisées (SOP) et du renforcement de la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la chaîne logistique vaccinale.

Poursuivant les travaux, M. Daouda BAMOGO, Consultant de l’UNICEF, a procédé à la distribution des fiches d’évaluation et de collecte d’informations destinées aux participants. Cette activité visait à recueillir leurs observations, à évaluer leur niveau de compréhension des procédures de monitorage et à identifier les besoins en renforcement des capacités pour les prochaines opérations de terrain.

Dans ce dispositif, l’UNICEF met en œuvre un cadre rigoureux de redevabilité destiné à garantir la traçabilité complète de chaque flacon de vaccin nOPV2, depuis son entrée sur le territoire national jusqu’à son utilisation, sa récupération, son confinement ou sa destruction, conformément aux procédures opérationnelles standardisées établies au niveau international.

Cette approche contribue non seulement à assurer une gestion transparente et sécurisée des vaccins nOPV2, mais également à prévenir toute perte ou utilisation non conforme des flacons, tout en renforçant la qualité des données logistiques et programmatiques produites lors des campagnes de vaccination. Elle constitue ainsi un maillon essentiel des efforts déployés par le Gouvernement centrafricain et ses partenaires pour accélérer l’éradication de la poliomyélite et consolider les acquis de la santé publique en République Centrafricaine.

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L’ICASEES, ACTEUR CLE DU DISPOSITIF NATIONAL

Au cours de sa présentation, M. Juvénal BANDEPOU a rappelé le rôle stratégique confié à l’ICASEES dans la coordination et la mise en œuvre des activités de monitorage indépendant des flacons.

A travers son expertise reconnue en matière de collecte, de traitement et d’analyse des données, l’Institut intervient dans plusieurs domaines essentiels, notamment :

  • la planification opérationnelle des activités de monitorage ;
  • l’identification et le déploiement des coordonnateurs régionaux et des Superviseurs des Moniteurs Indépendants des Flacons (SMIF) ;
  • la formation des différents acteurs impliqués ;
  • la gestion administrative et financière des ressources mises à disposition ;
  • la mise en place des outils numériques de collecte et de suivi ;
  • l’appui à la logistique inverse des flacons utilisables et inutilisables ;
  • le suivi de la destruction des flacons conformément aux normes internationales.

Le Directeur Général de l’ICASEES assure par ailleurs la coordination nationale du dispositif de monitorage indépendant des flacons aux côtés du PEV, de l’UNICEF et de l’OMS.

Le briefing a également permis de présenter l’architecture opérationnelle du dispositif.

Le système repose sur plusieurs niveaux d’intervention comprenant des coordonnateurs régionaux, des superviseurs et des moniteurs indépendants déployés dans les formations sanitaires du pays. Ces acteurs assurent le suivi quotidien des vaccins, la vérification des stocks, le contrôle de la chaîne du froid, la collecte des données et la transmission des informations à travers des outils numériques modernes.

L’utilisation de la plateforme ODK (Open Data Kit) constitue l’une des innovations majeures du dispositif. Elle permet la transmission rapide des données de consommation, des formulaires de suivi et des inventaires de la chaîne du froid, tout en facilitant leur visualisation sur des tableaux de bord de suivi en temps réel.

Cette approche numérique contribue à améliorer la qualité, la promptitude et la complétude des données collectées sur le terrain.

Didier MAHUNDE, CCL-VM à l’UNICEF

DES RESULTATS ENCOURAGEANTS LORS DE LA CAMPAGNE D’AVRIL 2026

La présentation des résultats du round d’avril 2026 a mis en évidence les performances enregistrées par les équipes de monitorage.

Les données présentées montrent notamment :

  • une complétude de 100 % des rapports relatifs aux consommations journalières ;
  • une complétude de 100 % des Formulaires A des districts sanitaires ;
  • le suivi de plus de 3 400 formations sanitaires à travers le dispositif de monitorage ;
  • l’absence de tout flacon nOPV2 manquant ;
  • seulement trois flacons signalés comme cassés sur l’ensemble de l’opération.

Ces résultats traduisent l’efficacité du mécanisme mis en place ainsi que l’engagement des différents acteurs mobilisés dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite.

03 05

RENFORCEMENT DES CAPACITES

Les échanges ont également porté sur les défis rencontrés au cours des opérations de terrain.

Parmi les principales difficultés relevées figurent certaines insuffisances dans la synchronisation des données, la mise à jour de la liste des formations sanitaires sur la plateforme numérique ainsi que le partage tardif de certains procès-verbaux de destruction des flacons.

Afin d’améliorer davantage les performances du système, plusieurs mesures correctrices ont été proposées, notamment :

  • la mise à jour régulière des bases de données des formations sanitaires ;
  • le renforcement du suivi numérique ;
  • l’amélioration de la gestion des matériels logistiques ;
  • le partage systématique des procès-verbaux de destruction ;
  • le renforcement des capacités des superviseurs et moniteurs sur les outils numériques.

Daouda BAMOGO, Consultant de l’UNICEF

L’EXPERTISE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA SANTE PUBLIQUE

A travers son implication dans le Monitorage Indépendant des Flacons nOPV2, l’ICASEES confirme une nouvelle fois son rôle de partenaire technique majeur du Gouvernement centrafricain dans la production et la gestion de données fiables au service des politiques publiques.

Cette expérience démontre également la capacité de l’Institut à mobiliser son expertise statistique, numérique et organisationnelle pour accompagner des interventions de santé publique d’envergure nationale.

Au terme du briefing, les participants ont salué les résultats obtenus et réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts visant à garantir une gestion optimale des vaccins nOPV2, contribuant ainsi à l’objectif commun d’éradication de la poliomyélite en République Centrafricaine.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : La construction du futur immeuble R+5

Bangui, le 19 juin 2026 - ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) franchit une étape majeure de son développement institutionnel avec le lancement du projet de construction de son futur immeuble R+5. Bien plus qu’un simple bâtiment administratif, cette infrastructure moderne incarne la transformation progressive du système statistique national engagée sous le leadership du Directeur Général de l’ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, également Coordonnateur du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2).

Cette réalisation s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles, techniques, numériques et opérationnelles de l’ICASEES, avec l’appui de la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2. Celui-ci vise à moderniser durablement les systèmes statistiques nationaux afin de produire des données fiables, harmonisées et conformes aux standards internationaux.

Depuis sa création, l’ICASEES constitue l’institution publique de référence en matière de production, d’analyse et de diffusion des statistiques officielles en République centrafricaine. Malgré les défis auxquels il a été confronté, l’institut a progressivement renforcé son rôle dans l’élaboration des politiques publiques, la planification du développement et le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Au cours des dernières années, grâce au soutien du Gouvernement centrafricain et de partenaires tels que la Banque mondiale, l’UNFPA, l’Union européenne, la BAD et AFRISTAT, l’ICASEES a considérablement renforcé ses capacités techniques et opérationnelles.

 HISWACA SOP 2

Le projet HISWACA SOP 2 constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de modernisation de l’ICASEES. Il soutient le renforcement des capacités institutionnelles, la modernisation des infrastructures statistiques, l’amélioration de la diffusion des données ainsi que la réalisation des grandes opérations statistiques nationales.

Grâce à ce programme, l’ICASEES a notamment bénéficié :

  • du renforcement des compétences de son personnel ;
  • de l’acquisition d’équipements informatiques modernes ;
  • du développement de plateformes numériques ;
  • du déploiement de solutions de gestion et de stockage des données ;
  • du renforcement de la coordination statistique sectorielle ;
  • de l’appui à la mise en œuvre du RGPH-4 ;
  • de l’amélioration des mécanismes de diffusion des statistiques officielles.

Le RGPH-4

Le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) représente l’une des plus importantes opérations statistiques jamais réalisées en République centrafricaine.

Grâce à l’appui de la Banque mondiale, cette opération a introduit des innovations majeures, notamment le dénombrement numérique à grande échelle à l’aide de tablettes électroniques, des outils de géolocalisation et des plateformes de suivi en temps réel.

Cette expérience a permis de renforcer les compétences nationales dans plusieurs domaines stratégiques :

  • la collecte numérique ;
  • la gestion des bases de données ;
  • l’archivage électronique ;
  • la géolocalisation ;
  • l’Open Data ;
  • la cybersécurité ;
  • la diffusion statistique moderne.

 L’EHCVM

 Parallèlement au RGPH-4, l’ICASEES poursuit la mise en œuvre de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM), essentielle pour mesurer la pauvreté, les inégalités et les conditions de vie des populations.

Le futur immeuble R+5 a également été conçu pour accompagner les grandes opérations statistiques nationales actuelles et futures, parmi lesquelles :

  • le RGPH-4 ;
  • l’EHCVM ;
  • le Recensement Général des Entreprises (RGE) ;
  • le Recensement Général de l’Agriculture (RGA) ;
  • les enquêtes MICS réalisées avec l’appui de l’UNICEF ;
  • les enquêtes sectorielles dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la protection sociale ;
  • les opérations de cartographie statistique et de géolocalisation.

L’ICASEES conduit également la collecte de données dans le cadre de la Monographie de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel (ECTI), destinée à améliorer la connaissance des flux commerciaux informels et à renforcer les statistiques du commerce extérieur.

L’ensemble de ces opérations génère des volumes croissants de données nécessitant des infrastructures adaptées, sécurisées et conformes aux standards internationaux.

La construction du futur immeuble intervient dans un contexte de modernisation accélérée des infrastructures numériques de l’ICASEES.

 LE SITE ANNEXE DE MARABENA

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de construction du futur immeuble R+5, l’ICASEES a pris les dispositions nécessaires pour garantir la continuité de ses activités administratives, techniques et statistiques à travers l’utilisation de son site annexe situé à Marabena, dans le 4ᵉ arrondissement de Bangui.

Cette annexe joue actuellement un rôle stratégique en accueillant plusieurs services et équipes mobilisés dans la conduite des opérations statistiques nationales. Elle permet notamment d’assurer la poursuite des travaux liés au RGPH-4, à l’EHCVM, aux enquêtes sectorielles ainsi qu’aux activités de traitement, d’analyse et de diffusion des données.

Le recours au site de Marabena s’inscrit dans une démarche de gestion proactive de la transition institutionnelle. Il offre à l’ICASEES un cadre fonctionnel lui permettant de maintenir ses missions de service public tout en préparant l’installation future de ses équipes dans le nouvel immeuble R+5.

Une fois achevé, le futur siège permettra de regrouper l’ensemble des services actuellement répartis entre différents sites, renforçant ainsi la coordination interne, l’efficacité opérationnelle et la qualité des services offerts aux utilisateurs des statistiques officielles.

PORTAILS NUMERIQUES

Avec l’appui de la Banque mondiale, l’institut a récemment renforcé son autonomie numérique grâce au transfert de son site web institutionnel vers une infrastructure cloud hébergée sur AWS.

Cette dynamique s’accompagne du développement :

  • du portail Open Data ;
  • de la plateforme NADA ;
  • du portail ODIN ;
  • des systèmes de diffusion statistique en ligne ;
  • des infrastructures de stockage et de sauvegarde des données.

Le futur immeuble permettra notamment :

  • de regrouper les différentes directions techniques et administratives ;
  • d’améliorer les conditions de travail du personnel ;
  • de renforcer les capacités d’accueil des partenaires et des chercheurs ;
  • d’héberger les infrastructures numériques et les centres de données ;
  • d’offrir des espaces adaptés aux formations, ateliers et conférences ;
  • de soutenir durablement les opérations statistiques nationales.

DIRECTION DES RESSOURCES ET PASSATION DES MARCHES

La réussite d’un projet d’une telle envergure repose sur une coordination rigoureuse des procédures administratives, financières et techniques.

La Direction des Ressources joue un rôle central dans la planification, le suivi budgétaire et l’accompagnement administratif du projet.

La Spécialiste en Passation des Marchés (SPM) veille quant à elle à la conformité des procédures d’acquisition avec les réglementations nationales et les exigences de la Banque mondiale, garantissant ainsi la transparence, la compétitivité et la bonne gouvernance du processus.

A travers ce projet structurant, l’ICASEES poursuit sa transformation pour devenir une institution moderne, performante et pleinement adaptée aux exigences de la statistique du XXIᵉ siècle.

La construction du futur immeuble R+5 illustre cette ambition fondée sur la modernisation des infrastructures, la digitalisation des processus, le renforcement des compétences et la production de statistiques de qualité au service du développement national.

A travers la construction de son futur immeuble R+5, l’ICASEES ne bâtit pas seulement un siège administratif. L’institution pose les fondations d’un véritable centre national d’excellence statistique appelé à accompagner les grandes opérations nationales telles que le RGPH-4, l’EHCVM, le RGE, le RGA, les enquêtes MICS, l’ECTI ainsi que les nombreux programmes statistiques qui contribueront à éclairer les politiques publiques et le développement durable de la République Centrafricaine au cours des prochaines décennies.

 

Par GODOM Appolinaire
Point focal ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Le Directeur Général réunit les Techniciens de Surface autour des questions de gestion administrative, sociale et professionnelle

Bangui, le 10 juin 2026 – Salle de conférence de la Direction Technique du RGPH-4

Dans le cadre de la consolidation du climat social et du renforcement de la gouvernance administrative interne, le Directeur Général de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), M. Blaise Bienvenu ALI, a présidé, ce mercredi 10 juin 2026, une importante réunion de travail avec les Techniciens de Surface (TS) de l’institution.

La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction Technique du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) et a réuni les anciens ainsi que les nouveaux Techniciens de Surface recrutés dans le cadre des opérations du dénombrement national.

Cette réunion intervient dans un contexte marqué par la phase post-dénombrement du RGPH-4, l’une des plus grandes opérations statistiques jamais organisées en République centrafricaine depuis plusieurs décennies.

A travers le projet RGPH-4, l’ICASEES a mobilisé d’importantes ressources humaines et logistiques afin d’assurer la réussite des opérations de collecte des données démographiques sur l’ensemble du territoire national.

Dans cette dynamique, quinze (15) Techniciens de Surface avaient été recrutés pour accompagner les activités du dénombrement, en complément des trois (03) anciens agents déjà en service, portant ainsi l’effectif total à dix-huit (18) TS.

Prenant la parole, le Directeur Général de l’ICASEES a tenu à rappeler que, conformément aux dispositions initiales, les recrutements liés au dénombrement auraient pu prendre fin à l’issue des opérations de terrain. Toutefois, au regard des besoins croissants de l’institution et de l’importance du travail accompli par ces agents d’appui, la Direction Générale a jugé opportun de maintenir les Techniciens de Surface au sein de l’ICASEES.

Cette décision traduit la volonté des autorités de l’Institut de promouvoir une approche sociale inclusive et de valoriser les ressources humaines ayant contribué au succès des grandes opérations statistiques nationales.

Dans le souci d’améliorer les conditions administratives et professionnelles des Techniciens de Surface, le Directeur Général a instruit la reconstitution et l’actualisation des dossiers individuels de tous les agents concernés.

A cet effet, chaque TS devra disposer notamment :

  • d’une demande manuscrite ;
  • d’une copie de diplôme ;
  • d’un acte de naissance ;
  • ainsi que d’un certificat médical ;

Le Directeur Général a également formulé plusieurs recommandations importantes visant à renforcer l’encadrement administratif et social des Techniciens de Surface, notamment :

  • l’établissement de contrats de travail ;
  • la délivrance de bulletins de salaire ;
  • l’émission d’ordres de service ;
  • la création et l’archivage systématique des dossiers administratifs ;
  • l’élaboration d’un planning de congés ;
  • l’application des textes réglementaires en l’absence de convention collective ;
  • l’ouverture des comptes bancaires des agents avec l’appui de Madame ZITONGO ;
  • l’intégration des primes et avantages dans les bulletins de salaire ;
  • ainsi que la creation de la mutuelle de l’ICASEES.

Le Directeur Général a également insisté sur la nécessité pour les anciens Techniciens de Surface de bénéficier de leurs congés administratifs conformément aux dispositions en vigueur.

Au-delà des aspects administratifs, cette réunion a également permis d’aborder les questions relatives au renforcement de la cohésion sociale et du dialogue interne au sein de l’institution.

Le Directeur Général a recommandé l’organisation régulière de réunions mensuelles entre les différentes Directions de l’ICASEES ainsi qu’avec les Techniciens de Surface afin de prévenir et résoudre les éventuels différends dans un esprit de concertation et de collaboration.

Il a notamment proposé :

  • des réunions de coordination deux fois par mois entre les Directions ;
  • des rencontres périodiques avec les TS ;
  • ainsi qu’une réunion mensuelle assortie d’un rapport de suivi des recommandations précédentes.

Cette approche témoigne de la volonté de la Direction Générale de consolider un climat de travail apaisé et participatif au sein de l’ICASEES.

RELANCE DE LA MUTUELLE DE L’ICASEES

Parmi les points majeurs abordés lors de la rencontre figure également la relance de la mutuelle de l’ICASEES, considérée comme un instrument essentiel de solidarité et de cohésion entre les agents.

Le Directeur Général a chargé le Directeur des Ressources Humaines, M. Jean Bertrand KOLONDO, d’organiser le processus de redynamisation de cette structure sociale interne.

Deux délégués ont été désignés pour accompagner cette initiative :

  • Monsieur MASSOUA Romaric ;
  • Madame PANZE Nadège.

Le Directeur Général a également proposé plusieurs activités devant être portées par la future mutuelle de l’ICASEES afin de renforcer la cohésion sociale et le sentiment d’appartenance au sein de l’institution, notamment :

  • l’organisation de visites de terrain et d’excursions ;
  • la vente de gadgets institutionnels ;
  • la confection de polos aux couleurs de l’ICASEES ;
  • la conception de cartes professionnelles ;
  • la participation aux défilés officiels ;
  • ainsi que d’autres activités de cohésion sociale.

HARMONISATION DES CONDITIONS DES TECHNICIENS DE SURFACE

Intervenant au cours des échanges, Monsieur BEOROFEÏ Achilles, Chef de Service Juridique, a indiqué que tous les Techniciens de Surface disposent déjà de dossiers administratifs.

Le Directeur Général a alors recommandé à Monsieur Achilles BEOROFEÏ de procéder à l’examen et à la mise à jour éventuelle des dossiers existants.

Par ailleurs, le Directeur Général a instruit le Contrôleur Financier, Monsieur GREKOYASSI Laurent, ainsi que le Chef de Service Juridique, Monsieur Achilles BEOROFEÏ, de travailler conjointement sur l’harmonisation des montants des salaires des Techniciens de Surface afin de garantir davantage d’équité et de transparence.

A travers cette réunion, le Directeur Général de l’ICASEES réaffirme sa vision d’un management fondé sur la valorisation du capital humain, le dialogue social et l’amélioration continue des conditions de travail des agents.

Cette initiative s’inscrit également dans la dynamique globale de modernisation institutionnelle engagée par l’ICASEES ces dernières années, notamment dans le cadre :

  • du RGPH-4 ;
  • du développement du Système Statistique National ;
  • ainsi que des projets soutenus par les partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2.

Dans une ambiance conviviale et constructive, le Directeur Général a finalement déclaré close la réunion tout en invitant les Techniciens de Surface à poursuivre leurs efforts au service de l’ICASEES.

Par GODOM Appolinaire
PF ODP/WB – ICASEES


ICASEES : Participation de la République Centrafricaine à la réunion régionale de suivi des mises à jour ODIN/ODP

Bangui, juin 2026 – Visioconférence via Google Meet

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), à travers son Point Focal du Portail Open Data (ODP) et du suivi des indicateurs Open Data Inventory (ODIN), a pris part à une importante réunion régionale organisée par visioconférence via Google Meet, consacrée à l’état d’avancement des publications des licences ouvertes, à la mise à jour des indicateurs statistiques ainsi qu’à la préparation des prochaines évaluations internationales ODIN prévues en 2026.

Cette rencontre technique régionale a été organisée par la Banque Africaine de Développement (BAD), en partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, avec la participation des Instituts Nationaux de Statistique (INS) de plusieurs pays africains ainsi que des équipes d’Open Data Watch (ODW), structure internationale chargée du suivi méthodologique et technique des évaluations ODIN.

La réunion s’inscrit dans la dynamique continentale de modernisation des systèmes statistiques nationaux et de promotion des données ouvertes comme levier essentiel de transparence, de gouvernance et d’aide à la décision publique.

Depuis plusieurs années, la Banque Africaine de Développement (BAD) joue un rôle majeur dans l’accompagnement des pays africains en matière de transformation numérique, de gouvernance des données et de développement des systèmes statistiques modernes.

A travers son partenariat stratégique avec la Fondation Bill & Melinda Gates, la BAD soutient de nombreuses initiatives visant :

  • l’amélioration de la disponibilité des données publiques ;
  • le renforcement des capacités des Instituts Nationaux de Statistique ;
  • l’harmonisation des standards statistiques ;
  • la promotion des politiques de données ouvertes ;
  • ainsi que l’amélioration des mécanismes de diffusion et d’accessibilité des statistiques officielles.

Les évaluations internationales ODIN, conduites par Open Data Watch, sont devenues aujourd’hui un indicateur de référence permettant de mesurer le niveau d’ouverture, de disponibilité et de qualité des données statistiques publiées par les pays.

Elles prennent notamment en compte :

  • la couverture des indicateurs ;
  • la disponibilité des métadonnées ;
  • les formats ouverts ;
  • l’accessibilité des plateformes ;
  • ainsi que la qualité globale des portails nationaux de diffusion statistique.

UN SUIVI DETAILLE DE L’ETAT D’AVANCEMENT DES PAYS

Les échanges ont permis de faire un point détaillé sur l’évolution des travaux de mise à jour des indicateurs ODIN/ODP dans plusieurs pays africains.

Concernant le Sénégal, les participants ont été informés que la licence ouverte est déjà publiée sur le portail national. Des ajustements techniques du site web sont actuellement en cours afin de finaliser la conformité avant l’évaluation officielle. Un suivi spécifique du Sénégal est programmé au mois de juillet 2026 avec une forte implication du comité national dirigé par le Directeur Général de l’INS.

Open Data Watch a précisé que les vérifications porteront principalement sur le portail ODP 1.0 ainsi que sur le site officiel des Instituts Nationaux de Statistique, tout en laissant la possibilité d’intégrer ODP 2.0 selon les besoins des pays.

Le Burkina Faso a également confirmé avoir publié sa licence ouverte sur le portail dès le mois de mai 2026. Les corrections techniques du site institutionnel sont en cours de finalisation avant l’évaluation. Un atelier national de mise à jour des indicateurs se déroule actuellement afin de rendre disponibles les données avant la fin du mois de juin.

La République centrafricaine, représentée par l’ICASEES, a pour sa part confirmé l’intégration de la nouvelle licence ouverte sur son portail Open Data et le site web institutionnel. L’Institut a également annoncé l’organisation prochaine d’un atelier national de mise à jour des indicateurs ODIN/ODP prévu à la fin du mois de juin 2026.

Cet atelier, qui sera financé par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2, permettra de mobiliser les ministères sectoriels, les institutions partenaires et les producteurs de données autour des travaux de collecte, de vérification, de formatage et de mise à jour des séries statistiques nationales en prélude à l’évaluation ODIN prévue à la mi-août 2026.

UN APPUI STRATEGIQUE DE LA BANQUE MONDIALE A TRAVERS LE PROJET HISWACA SOP 2

En République centrafricaine, la Banque mondiale accompagne activement les efforts de modernisation du système statistique national à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2).

Ce projet régional constitue aujourd’hui un levier majeur pour :

  • le renforcement des capacités statistiques ;
  • la digitalisation des systèmes de collecte et de diffusion ;
  • le développement des plateformes Open Data ;
  • l’amélioration de la gouvernance des données ;
    ainsi que la production de statistiques harmonisées conformes aux standards internationaux.

L’atelier national prévu à la fin du mois de juin 2026 s’inscrit pleinement dans cette dynamique de modernisation portée par le Gouvernement centrafricain avec l’appui de la Banque mondiale.

DES DÉFIS TECHNIQUES COMMUNS AUX PAYS PARTICIPANTS

Les travaux ont également mis en lumière plusieurs contraintes techniques auxquelles les pays restent confrontés dans le processus de mise à jour des indicateurs.

Le Burundi a indiqué avoir déjà actualisé une grande partie de ses indicateurs statistiques. Toutefois, l’intégration des nouvelles unités administratives demeure conditionnée par la disponibilité des résultats du recensement ainsi que de nouveaux shapefiles attendus de la BAD.

Le changement récent du découpage administratif soulève des défis méthodologiques importants liés :

  • à la conservation des anciennes séries statistiques ;
  • à la comparabilité des données dans le temps ;
  • ainsi qu’à la nécessité d’élaborer des notes méthodologiques explicatives.

Afin de respecter les échéances de début juillet, l’équipe technique régionale a suggéré l’utilisation provisoire de l’ancien découpage administratif.

Plusieurs autres contraintes ont été relevées :

  • l’absence récente d’Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) dans certains pays ;
  • la faible disponibilité des données de santé reproductive ;
  • le retard dans les statistiques de pauvreté ;
  • l’insuffisance des données environnementales actualisées ;
  • ainsi que les difficultés techniques liées aux formats des bases de données.

Certaines équipes nationales ont également signalé :

  • l’accès limité aux fichiers Excel ;
  • les besoins de conversion depuis les formats DDS ou livrets statistiques ;
  • ainsi que l’absence de certains outils nécessaires à la désagrégation des données par sexe et par région.

DES MISES À JOUR SECTORIELLES EN COURS

Malgré ces contraintes, plusieurs avancées sectorielles ont été enregistrées.

Les indicateurs de pauvreté demeurent actuellement basés sur les données de 2021 dans plusieurs pays, en attendant les résultats des nouvelles enquêtes en cours.

Les statistiques relatives à la pollution sont disponibles jusqu’en 2022, tandis que les comptes nationaux continuent d’être actualisés dans le cadre des Programmes Nationaux de Réforme et de Développement (PNRD).

Les annuaires statistiques de la santé et de l’éducation pour l’année 2025 sont attendus à partir du mois de juillet 2026 avec une possibilité d’intégration avant les évaluations prévues au mois d’août.

LE CAMEROUN ET LE MALI MOBILISÉS POUR LES ÉVALUATIONS À VENIR

Le Mali a indiqué que son évaluation ODIN est prévue au mois d’août 2026 avec une priorité accordée au renforcement des indicateurs conjoncturels couvrant les années 2024 et 2025.

Le Cameroun, quant à lui, a déjà publié sa licence ouverte sur le portail ODP et poursuit la mise à jour prioritaire des données macroéconomiques.

Les responsables camerounais ont annoncé l’organisation prochaine d’un atelier national dans le cadre du projet FASA au troisième trimestre 2026 avec une tentative d’avancement dès le début du mois d’août afin de coïncider avec l’évaluation internationale.

Au cours de la réunion, Monsieur Abdoulaye Boundy a présenté un diagnostic détaillé des portails nationaux ainsi que les fiches techniques de collecte des données. Les opérations de collecte des données manquantes devraient démarrer dès la semaine suivante dans plusieurs pays, accompagnées d’ateliers techniques de mise à jour.

LA RCA ENGAGÉE DANS LE RENFORCEMENT DE SON PORTAIL OPEN DATA

À travers sa participation active à cette réunion régionale, l’ICASEES réaffirme son engagement en faveur de la transparence statistique et du développement des données ouvertes en République centrafricaine.

L’atelier national prévu à la fin du mois de juin 2026 constituera une étape déterminante dans la préparation de l’évaluation ODIN de mi-août 2026 et dans l’amélioration continue du Portail Open Data de la République centrafricaine.

Grâce aux appuis conjoints de la Banque mondiale, de la BAD, de la Fondation Bill & Melinda Gates et des partenaires techniques régionaux, la République centrafricaine poursuit ses efforts de modernisation du système statistique national afin de renforcer la disponibilité, l’accessibilité et la visibilité internationale des données publiques officielles.

 

Par GODOM Appolinaire
PF ODP/Wemaster – ICASEES


ICASEES : Lancement de l’atelier de formation sur les outils de collecte de la monographie de l’enquête sur le commerce transfrontalier informel (ECTI)

Bangui, 10 juin 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a procédé, ce mercredi 10 juin 2026 à Bangui, au lancement officiel de l’atelier de formation sur les outils de collecte de la Monographie de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel (ECTI), organisé dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), avec l’appui de la Banque mondiale et des partenaires techniques régionaux.

La cérémonie d’ouverture des travaux, qui se déroulent du 10 au 12 juin 2026 dans la salle de conférence de l’ICASEES, a été présidée par Monsieur Christian NDJEKOU, Directeur des Etudes, des Méthodes, des Normes et de la Recherche (DEMNER), représentant le Directeur Général de l’ICASEES empêché pour des raisons administratives. Il était assisté de Monsieur Mathurin MAKANDA, Chef de Service du Commerce Extérieur et des Infrastructures et Point Focal CETI.

Cet atelier réunit des cadres de l’ICASEES, des représentants de la Direction Générale des Douanes, du Ministère du Commerce ainsi que les membres du Groupe de Travail Technique mobilisés autour de cette importante opération statistique régionale.

UNE INITIATIVE STRATEGIQUE PORTEE PAR LA BANQUE MONDIALE ET LE PROJET HISWACA SOP 2

La tenue de cet atelier s’inscrit dans la dynamique du projet HISWACA SOP 2, programme régional soutenu par la Banque mondiale visant à renforcer durablement les systèmes statistiques nationaux en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

A travers ce projet structurant, la Banque mondiale accompagne les Etats membres dans l’harmonisation des méthodologies statistiques, l’amélioration de la qualité des données et le développement d’outils modernes d’aide à la décision publique. En République centrafricaine, l’ICASEES figure parmi les principales institutions bénéficiaires de ce vaste programme régional de transformation statistique.

Depuis plusieurs années, la Banque mondiale appuie activement l’ICASEES dans la modernisation du système statistique national, notamment à travers :
• le renforcement des capacités techniques ;
• la digitalisation des opérations statistiques ;
• l’amélioration des infrastructures de production des données ;
• le développement des statistiques économiques et sociales ;
• les grandes opérations nationales telles que le RGPH-4 ;
• ainsi que les enquêtes stratégiques nécessaires au pilotage des politiques publiques.

Le projet HISWACA SOP 2 constitue aujourd’hui l’un des piliers majeurs de cette coopération entre la République centrafricaine, la Banque mondiale et les institutions régionales de statistique.

LE COMMERCE TRANSFRONTALIER INFORMEL

Dans son exposé introductif, M. Christian NDJEKOU a rappelé que le petit commerce transfrontalier représente une activité économique essentielle pour des milliers de ménages en République centrafricaine et dans l’espace CEMAC.

Les échanges informels de marchandises concernent particulièrement les corridors commerciaux reliant la République centrafricaine au Cameroun, au Tchad, à la République démocratique du Congo, à la République du Congo et au Soudan.

Cependant, une grande partie de ces flux échappe encore aux systèmes classiques d’enregistrement statistique et fiscal. Beaucoup d’acteurs économiques exercent leurs activités en dehors des circuits officiels et utilisent des points de passage non contrôlés.

Cette situation constitue un défi majeur pour les Etats et les organisations d’intégration régionale, notamment la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), engagée dans la promotion de la libre circulation des biens, des services et des personnes.

L’absence de données fiables sur ces flux commerciaux informels limite considérablement :
• la mesure réelle des échanges régionaux ;
• l’évaluation des politiques économiques ;
• le suivi de l’intégration sous-régionale ;
• ainsi que l’appréciation des effets de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

C’est dans cette perspective que la CEMAC, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a initié la mise en place d’un dispositif harmonisé d’estimation des échanges commerciaux informels dans la sous-région.

L’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel (ECTI) s’inscrit dans un vaste processus régional déjà expérimenté dans plusieurs pays africains.

Les experts ont rappelé que :
• le Cameroun fut le premier pays pilote dès 2008 avec des enquêtes bimensuelles ;
• plusieurs pays ont ensuite rejoint le dispositif ;
• la République centrafricaine entre aujourd’hui dans une phase déterminante de structuration de son propre système de suivi des échanges informels.

L’ECTI se déploiera progressivement autour de trois grandes étapes :

  1. la monographie ;
  2. l’enquête de référence ;
  3. l’enquête de suivi.

La phase actuelle de monographie vise principalement à :
• cartographier les points de passage frontaliers ;
• identifier les circuits commerciaux informels ;
• analyser les caractéristiques géographiques et logistiques des postes frontaliers ;
• caractériser les marchandises échangées ;
• identifier les profils des commerçants, transporteurs et autres acteurs impliqués.

Selon les experts, les résultats attendus permettront notamment :
• d’évaluer le poids réel du commerce informel ;
• de comparer les flux informels et formels ;
• de mieux orienter les politiques économiques et commerciales ;
• de renforcer les statistiques du commerce extérieur ;
• et de soutenir les mécanismes d’intégration régionale.

UN ATELIER TECHNIQUE POUR ADAPTER LES OUTILS AUX REALITES CENTRAFRICAINES

Durant trois jours, les participants examineront minutieusement les différents supports méthodologiques élaborés au niveau régional.

Les travaux porteront notamment sur :
• les questionnaires de collecte ;
• les variables statistiques ;
• les modalités d’enquête ;
• les manuels techniques ;
• ainsi que les documents méthodologiques.

L’objectif est de contextualiser ces outils afin qu’ils reflètent fidèlement les réalités observées aux frontières centrafricaines.

Les participants auront ainsi la possibilité :
• d’insérer de nouvelles variables ;
• d’ajuster certaines modalités ;
• de supprimer des éléments inadaptés ;
• ou encore de proposer des améliorations techniques avant validation finale.

Les observations pertinentes formulées par les équipes nationales seront ensuite transmises aux experts régionaux de la CEMAC et du CAPY pour examen et validation définitive.

L’atelier a également permis de présenter le dispositif institutionnel de l’ECTI articulé autour :
• d’une équipe sous-régionale d’experts ;
• d’un Groupe de Travail Technique national ;
• et des équipes de collecte déployées sur le terrain.

La stratégie de mise en œuvre prévoit également :
• des campagnes de sensibilisation auprès des usagers ;
• l’implication des administrations locales ;
• la collaboration avec les groupements de commerçants et syndicats ;
• ainsi que la mobilisation des moyens logistiques et financiers nécessaires à la collecte des données.

L’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel contribuera à améliorer la connaissance des dynamiques économiques régionales et à fournir aux pouvoirs publics des données stratégiques indispensables à la formulation des politiques de développement.

Au-delà de la dimension statistique, cette opération marque également une avancée importante dans le processus d’intégration économique sous-régionale et dans la consolidation des mécanismes de coopération entre les pays membres de la CEMAC.

Par GODOM Appolinaire
PFP ODP/WB – ICASEES


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