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Atelier d’échanges Banque mondiale – Société civile

Atelier d’échanges Banque mondiale – Société civile

Bangui, le 26 février 2026 – Salle de conférence de la Banque mondiale

DIALOGUE AUTOUR DU PORTEFEUILLE DES PROJETS FINANCES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Dans une dynamique de transparence, de redevabilité et de dialogue participatif, la Banque mondiale a organisé à Bangui, les 26 et 27 février 2026, un atelier d’échanges avec les organisations de la société civile consacré à la présentation du portefeuille des projets qu’elle finance en République centrafricaine.

Ont pris part à cette session du 26 février 2026 l’équipe de la Banque mondiale, les représentants des organisations de la société civile ainsi que l’équipe de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), composée de :

  • Christian NDJEKOU, DEMNER ;
  • Jean BAPOLI, RSE – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Laurent Rock GREKOYASSI, CF ;
  • Mme Olga NAMKIANGA, SMP – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Louis Black KOFFI ELOCKA, Auditeur interne – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • François BATAWALIGBA, SSES – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Jasmin GOMOKPO, Comptable – Projet HISWACA SOP 2 ;
  • Appolinaire GODOM OUALOU, Webmaster – ICASEES.

Cette rencontre avait pour objectif principal de permettre aux acteurs de la société civile de mieux comprendre les interventions en cours, leurs résultats, leurs mécanismes de mise en œuvre ainsi que les impacts attendus sur le développement économique et social du pays.

PRESENTATION DU PORTEFEUILLE DES PROJETS PAR LA BANQUE MONDIALE

La première séquence des travaux a été marquée par une présentation détaillée du portefeuille des projets financés par la Banque mondiale en République centrafricaine.

La présentation a mis en évidence l’alignement stratégique entre :

  • les priorités gouvernementales (paix, sécurité, redressement économique et cohésion sociale) ;
  • le Cadre de Partenariat Pays (CPP 2021–2025) ;
  • le futur Cadre de Partenariat Pays (CPF 2026–2031) ;
  • le Plan National de Développement (PND 2024–2028).

DONNEES GLOBALES DU PORTEFEUILLE

  • Portefeuille actif : 1,3 milliard USD ;
  • 11 projets nationaux : 946,83 millions USD ;
  • 3 projets régionaux : 360 millions USD ;
  • Solde non décaissé : 878,4 millions USD (67,2 %) ;
  • Taux de proactivité : 100 % depuis 2020-2021 ;
  • Taille moyenne d’un projet : 93,3 millions USD ;
  • Projets à problème : 3.

Les secteurs prioritaires concernent notamment l’éducation, l’agriculture, l’énergie, la gouvernance numérique, les infrastructures urbaines, le transport, la santé et la compétitivité économique.

Parmi les projets majeurs présentés figurent :

  • PARE (Education) : amélioration de l’accès et de la qualité de l’enseignement avec la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires et la formation massive d’enseignants ;
  • PRUCAC (Agriculture & Nutrition) : réponse à la crise alimentaire à travers l’appui aux ménages vulnérables et la distribution d’intrants agricoles ;
  • PARSE (Energie) : augmentation de la capacité énergétique et élargissement de l’accès à l’électricité ;
  • PGNSP (Gouvernance numérique) : modernisation de l’administration publique et promotion de la transparence ;
  • PROVIR (Développement urbain) : réhabilitation d’infrastructures sociales à Bangui et Berberati ;
  • PURIC et PRACAC (Transport et corridors régionaux) : amélioration de la connectivité routière et numérique.

La présentation a également abordé les projets régionaux, notamment HISWACA, dédié à l’harmonisation et à la modernisation des systèmes statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, dont la composante nationale est mise en œuvre par l’ICASEES.

ANALYSE DES RISQUES ET DEFIS DU PORTEFEUILLE

La Banque mondiale a présenté une analyse lucide des contraintes affectant la mise en œuvre des projets :

  • contexte sécuritaire fragile ;
  • capacités institutionnelles limitées ;
  • lenteurs administratives et retards de décaissement ;
  • défis environnementaux et sociaux ;
  • risques de soutenabilité financière et de coordination inter-projets.

Malgré ces défis, des progrès significatifs ont été enregistrés, témoignant d’une dynamique positive d’investissement en faveur du développement national.

Les représentants de la société civile ont salué cette démarche inclusive, favorisant une meilleure compréhension des actions menées et renforçant la confiance entre partenaires techniques, institutions publiques et citoyens.

INTERVENTION DE L’ICASEES : AVANCEES DU PROJET STATISTIQUE HISWACA SOP 2

Conformément à l’agenda établi pour cette première journée consacrée au secteur statistique, l’ICASEES a présenté les avancées enregistrées grâce au projet HISWACA SOP 2.

La présentation a été assurée par M. Jean Noël BAPOLI, Spécialiste en Suivi-Évaluation du projet.

L’exposé a retracé l’évolution institutionnelle de l’ICASEES depuis la création du premier service statistique en 1958 jusqu’à son statut actuel d’Institut national de statistique, consacré par le décret n°06.238 de 2006.

Grâce à l’appui du projet, plusieurs progrès majeurs ont été réalisés :

  • transition de la collecte papier (PAPI) vers la collecte numérique (CAPI) ;
  • mise en place d’un laboratoire de cartographie numérique ;
  • archivage et digitalisation des données statistiques ;
  • amélioration de l’accessibilité aux données ;
  • modernisation du site web institutionnel.
  • renforcement des capacités humaines.

PRINCIPALES REALISATIONS

  • RGPH-4 numérique, étape historique pour la connaissance précise de la population ;
  • Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) ;
  • appui aux statistiques sectorielles et production d’annuaires statistiques ;
  • modernisation des outils de diffusion des données et des plateformes ouvertes.

Le projet soutient également des réformes institutionnelles majeures, notamment l’actualisation de la loi statistique et la construction future d’un bâtiment administratif R+5 destiné à améliorer durablement les conditions de travail.

Malgré ces avancées, des défis persistent : insuffisance de ressources humaines, contraintes logistiques, dépendance financière vis-à-vis des partenaires, absence d’un centre national de données et difficultés logistiques liées à l’état des routes et à l’insécurité dans certaines zones.

M. Jean Noel BAPOLI a insisté sur le rôle central des données statistiques dans l’élaboration des politiques publiques fondées sur des preuves, soulignant que la qualité des décisions dépend directement de la qualité de l’information disponible.

SESSION DE QUESTIONS–REPONSES

A l’issue des présentations, une série d’échanges particulièrement animés s’est engagée avec les représentants de la société civile.

Les questions ont porté notamment sur :

  • l’accessibilité des données statistiques ;
  • la transparence dans l’utilisation des financements ;
  • la pérennité des acquis après les projets ;
  • la gestion des plaintes ;
  • l’harmonisation des données statistiques officielles ;
  • l’implication des acteurs locaux dans la production des données.

Les discussions, parfois vives mais constructives, ont permis d’apporter des clarifications importantes. Les réponses fournies par les équipes de la Banque mondiale et de l’ICASEES ont été jugées satisfaisantes, contribuant à renforcer la compréhension mutuelle et la confiance entre les parties prenantes.

Cet atelier a ainsi constitué un espace privilégié de dialogue direct entre partenaires techniques et financiers, institutions publiques et société civile.

Il a permis de mettre en évidence le rôle stratégique du système statistique dans le suivi des politiques publiques et dans l’évaluation des actions de développement.

 

Par GODOM
Webmaster – ICASEES


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